La ministre de l’Economie et des Finances, Nadia Fettah Alaoui, a présenté, jeudi soir à Londres, les atouts et les avancées économiques réalisées par le Maroc à la faveur des choix stratégiques opérés durant les deux dernières décennies sous l’Impulsion de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.
« Au cours des deux dernières décennies, sous la conduite de Sa Majesté le Roi, le Maroc a fait des choix stratégiques très tôt », a dit Mme Fettah Alaoui lors d’une conférence de haut niveau tenue sous le thème : « De la catégorie Investment Grade à l’investissement à grande échelle : la nouvelle dynamique des marchés de capitaux au Maroc », dans le cadre des « Morocco Capital Markets Days 2026 » (édition de Londres), organisés par la Bourse de Casablanca avec le soutien de l’ambassade du Maroc à Londres. La ministre, qui s’exprimait devant un parterre de responsables britanniques, d’investisseurs et d’opérateurs économiques et financiers de divers horizons, a mis en lumière les vastes investissements réalisés par le Maroc notamment dans les infrastructures, les écosystèmes industriels, les énergies renouvelables et le capital humain. « Nous avons investi dans les infrastructures avant que cela ne devienne urgent. Nous avons investi dans les écosystèmes industriels avant qu’ils ne deviennent une politique mondiale. Nous avons investi dans les énergies renouvelables avant que la souveraineté énergétique ne devienne une priorité stratégique. Et nous avons investi dans le capital humain bien avant qu’il ne soit évident qu’aucune transformation économique ne peut réussir sans talents ni confiance dans l’avenir », a-t-elle déclaré. Rappelant les chocs successifs que les économies émergentes ont subis au cours des dernières années dont la pandémie du Covid-19, les tensions géopolitiques, les pressions climatiques et les perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales, la ministre a souligné que durant toute cette période, « nous avons préservé la stabilité macroéconomique, maintenu la continuité institutionnelle et continué à investir dans l’avenir ». Elle a, dans ce contexte, rappelé qu’en 2025, le Maroc a réalisé une croissance économique de l’ordre de 4,9%, tandis que l’inflation est restée maîtrisée à moins de 1 %, malgré un environnement international incertain. Dans le même temps, le Maroc est revenu avec succès sur les marchés internationaux des capitaux dans des conditions très favorables, a-t-elle poursuivi, soulignant le retour du Maroc à l’Investment Grade en septembre 2025. Elle a tenu à souligner, dans ce cadre que l’« Investment grade » n’est pas une ligne d’arrivée. Ce n’est pas un trophée, mais une responsabilité, car, a-t-elle fait observer, la crédibilité souveraine n’a de valeur que si elle se traduit par des investissements, des emplois, une expansion industrielle et des opportunités pour les générations futures ». Et de souligner que le Maroc a choisi la direction de transformer la crédibilité en capacité industrielle à grande échelle, en croissance du secteur privé et en développement des marchés de capitaux. « C’est précisément pourquoi le développement des marchés financiers est essentiel pour le Maroc », a relevé la ministre, soulignant qu’au cours des dernières années, le Maroc a accéléré la modernisation de son écosystème financier, le renforcement de la régulation, l’amélioration de la gouvernance, la modernisation des infrastructures de marché et l’élargissement des capacités d’investissement institutionnel. Mme Fettah Alaoui a, d’autre part, souligné que l’ambition du Maroc va bien au-delà de son marché domestique. « Notre pays se positionne de plus en plus comme une plateforme stratégique entre l’Europe, l’Afrique et l’espace atlantique », a-t-elle dit, notant qu’à un moment où les investisseurs mondiaux recherchent de nouveaux pôles de stabilité, le Maroc offre une combinaison de plus en plus précieuse : stabilité politique, crédibilité macroéconomique, compétitivité industrielle, infrastructures de classe mondiale, énergies renouvelables et accès privilégié à de multiples marchés. Aujourd’hui, Tanger Med est devenu l’un des plus grands ports de la Méditerranée et d’Afrique, les écosystèmes automobile et aéronautique du Royaume sont intégrés dans les chaînes de valeurs mondiales, a encore indiqué la ministre. La responsable s’est également attardée sur la Coupe du monde de football de 2030 que le Maroc coorganisera avec l’Espagne et le Portugal, soulignant que cette compétition planétaire représente bien plus qu’un événement sportif. « C’est une dynamique et un puissant accélérateur d’investissements dans les infrastructures, dans la transformation urbaine, des capacités touristiques, de la connectivité des transports et de la visibilité internationale », a-t-elle dit. Elle a souligné que le plus grand atout du Maroc réside notamment dans « notre capacité collective à conjuguer vision de long terme et continuité ». Cette continuité constitue l’une des plus grandes forces du Maroc, a-t-elle indiqué. La ministre a aussi souligné que « Morocco Capital Market Days » à Londres, qui sont cette année à leur neuvième édition, ne visent pas simplement de présenter le Maroc. Il s’agit, a-t-elle précisé, d’engager un dialogue sérieux avec les investisseurs et les partenaires, de créer un échange direct, de répondre avec transparence aux questions difficiles et de bâtir des relations fondées sur la confiance et l’engagement à long terme. « Le Maroc a construit patiemment et stratégiquement ses fondations. Vient maintenant la phase d’accélération. Et c’est pourquoi notre message aujourd’hui est simple : le Maroc ne demande pas à être découvert. Le Maroc demande à être considéré comme un partenaire crédible, stable, ambitieux et engagé sur le long terme », a conclu la ministre. La conférence a été marquée par la participation de nombreuses personnalités, dont l’ambassadeur du Maroc au Royaume-Uni, Hakim Hajoui, et le directeur adjoint des infrastructures au département britannique des Affaires et du Commerce, Fergus Harradence. Les « Morocco Capital Markets Days 2026 » mettent en avant le retour du Maroc dans la catégorie « Investment grade », les performances record du marché et le lancement du premier marché à terme de la région. Cet événement, organisé pour la 9e année consécutive, intervient à un moment clé pour les marchés de capitaux marocains. À la suite notamment du retour du pays dans la catégorie « Investment grade », du lancement du contrat à terme MASI-20 et d’une année de performances exceptionnelles sur les marchés des actions, Casablanca se positionne comme l’une des plateformes d’accès aux marchés de capitaux africains les plus crédibles et évolutives.
MAP
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