Le coup d'envoi a été donné, mardi à Casablanca, au premier Sommet international pour la liberté religieuse (IRF Summit) en Afrique du Nord, avec un accent mis sur les efforts continus du Maroc pour la promotion de la tolérance, du pluralisme et du dialogue religieux.
Organisé par le centre Menassat pour les études et les recherches sociales en partenariat avec plusieurs institutions internationales, ce sommet connait la participation de responsables gouvernementaux, d'académiciens, de leaders religieux, d'experts internationaux et de représentants de la société civile issus de plusieurs pays. Il se veut une plateforme pour enrichir le débat autour des questions relatives au dialogue interreligieux, à la coexistence, au pluralisme et à la compréhension mutuelle entre les peuples.
S'exprimant lors de la séance d'ouverture de ce sommet, la présidente du Conseil national des droits de l'Homme (CNDH), Amina Bouayach a indiqué que le Maroc constitue un modèle en matière de conciliation entre pluralisme religieux et cohésion sociale, et ce grâce à une gouvernance religieuse fondée sur la promotion d'une compréhension éclairée de la religion ainsi que sur le renforcement des valeurs de modération, de juste milieu, de tolérance et de coexistence.
"La religion devient ainsi un facteur de stabilité et de vivre-ensemble, plutôt qu'un instrument d'exploitation ou de polarisation", a-t-elle souligné.
A la lumière des mutations profondes que traverse actuellement le monde, en particulier celles liées aux technologies modernes et à la révolution numérique, le défi principal réside dans la manière de faire du pluralisme religieux un pilier de la paix sociale, a poursuivi Mme Bouayach, notant que la dignité humaine doit être la référence universelle qui prime sur toutes les appartenances, qui préserve le pluralisme et réprime toutes les formes de discrimination.
De son côté, Samuel Brownback, co-président du Sommet IRF et ancien sénateur américain, a hautement salué l'engagement continu du Royaume en faveur de la liberté religieuse pour tous, comme en témoigne la tenue de ce sommet à Casablanca.
Dans ce sillage, il a mis en exergue les efforts du Royaume pour promouvoir la coexistence, la tolérance et le respect de la diversité religieuse, notant que la liberté religieuse est un droit humain fondamental et un facteur déterminant de stabilité, de prospérité et de sécurité.
Même son de cloche pour David Alton, membre de la Chambre des Lords du Royaume-Uni, qui a salué les efforts du Maroc pour la promotion du dialogue interreligieux et du vivre-ensemble, ainsi que pour la lutte contre toutes les formes d’extrémisme et les discours de haine.
Notant que la prospérité et la sécurité des pays sont indissociables de la liberté religieuse, il a rappelé la Déclaration de Marrakech sur les Droits des Minorités Religieuses dans le Monde Islamique adoptée en janvier 2016, qui prône le respect de la dignité humaine et de la liberté de religion en faveur de la préservation de la paix et de la tolérance.
Pour sa part, Aziz Mechouat, directeur du centre Menassat pour les études et les recherches sociales, a indiqué que ce sommet a essentiellement comme objectif d'explorer les moyens de bâtir des sociétés où le dialogue et la diversité deviennent une source d'enrichissement et non une cause de division.
Cette rencontre, a-t-il ajouté, offre également un espace pour des universitaires, des acteurs de la société civile et des chercheurs de divers horizons de partager des idées et d'engager une réflexion approfondie autour du droit, de la société et de la liberté de religion.
Au programme de ce sommet de trois jours figurent plusieurs panels portant sur des thématiques telles: "Les cadres juridiques régissant le fait religieux", "la gouvernance de la diversité religieuse", "Religion vécue, identité et négociations sociales", "Migration, identité religieuse et inclusion économique", "Jeunesse, société civile et engament numérique" et "Recherche, dialogue et voies de réforme juridique".
Le sommet annuel de l'IRF à Washington rassemble des acteurs mondiaux et régionaux pour faire progresser la liberté religieuse pour tous à travers un engagement multiconfessionnel, tandis que les sommets régionaux de l'IRF mettent en lumière des zones géographiques spécifiques, offrant ainsi une tribune pour aborder des dynamiques locales.
MAP
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