La nouvelle présidente de l’IMA salue la dynamique culturelle enclenchée au Maroc sous l’impulsion de Sa Majesté le Roi

La nouvelle présidente de l’IMA salue la dynamique culturelle enclenchée au Maroc sous l’impulsion de Sa Majesté le Roi

La nouvelle présidente de l’Institut du Monde Arabe (IMA), Anne-Claire Legendre, a salué la dynamique culturelle enclenchée au Maroc, sous l’impulsion de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, assurant ériger en priorité le renforcement du partenariat "historique" avec le Royaume où elle effectuera, prochainement, sa première visite depuis sa nomination à la tête de l’IMA, institution phare de la diplomatie culturelle française.

Mme Legendre a souligné, dans une interview à la MAP à l’occasion d’une riche programmation dédiée au Maroc lors de la saison culturelle 2026-2027 de l’IMA, l’intérêt qu’accorde l'Institut au renforcement de ses partenariats avec les institutions marocaines, notamment dans le domaine culturel «qui connaît une dynamique remarquable sous l’impulsion de Sa Majesté le Roi, comme en témoigne la belle inauguration du Théâtre Royal de Rabat».

«Ce qui est frappant aujourd'hui au Maroc, c'est la richesse culturelle, le caractère extrêmement vibrant de cette scène culturelle marocaine, que l'on retrouve d'ailleurs dans beaucoup d'institutions en France, et le nombre de musées et d'institutions qui ont été ouverts sur tout le territoire grâce à Sa Majesté le Roi Mohammed VI », s’est-elle réjouie.

Abordant sa prochaine visite au Maroc, programmée en juin, elle affirme qu’elle constitue une contribution au partenariat d’exception qui lie les deux pays.

«L'Institut du Monde arabe compte évidemment y contribuer. Nous espérons pouvoir nous aussi ouvrir une page encore plus ambitieuse de nos relations et de notre coopération avec le Maroc », a assuré Mme Legendre, se félicitant du «partenariat historique » qu’entretient l’IMA avec les institutions culturelles marocaines, à l’instar de l'Académie du Royaume du Maroc, notamment à travers le prix annuel doté par cette institution et remis à l’occasion des Journées de l’Histoire de l’Institut du Monde Arabe dans le cadre de son soutien à ce festival qui permet de reconnaître « le travail historique » et de récompenser les œuvres d'historiens travaillant sur le Moyen-Orient, la Méditerranée voire l'Afrique du Nord.

«On est évidemment très reconnaissant à l'Académie du Royaume du Maroc pour ce soutien constant », a tenu à souligner la présidente de l'IMA qui énumère, sur un autre plan, une série de coopérations muséales engagées avec la Fondation nationale des musées (FNM).

Elle a annoncé que l’IMA s’apprête à accueillir dans ce cadre une « grande exposition » au mois de septembre, consacrée au thème du mariage avec une très belle part à toute la tradition et rituels tels qu’ils se dessinent au Maroc depuis les temps immémoriaux, donnant à voir des pièces d’exception prêtés par des musées marocains.

S’agissant de l’avenir de la coopération avec le Maroc, la présidente de l’Institut du Monde Arabe a, d’ores et déjà, identifié des pistes, incluant la perspective de coproduction d’expositions ou encore la projection vers le continent africain.

L’IMA, a-t-elle ajouté, affiche une programmation culturelle prometteuse pour cette année en accueillant dès la semaine prochaine le Maroc en invité d’honneur de son festival des musiques arabo-andalouses "Andaloussiyat" (29 mai au 3 juin).

Au-delà de la coopération institutionnelle, la présidente de l’IMA souhaite aussi développer des collaborations avec les créateurs et artistes marocains, mais aussi des commissaires d’expositions talentueux.

S’agissant de son plan d’action à la tête de l’IMA, Mme Legendre affirme s’être fixée deux principales priorités, dont en premier lieu une action mettant l’accent sur la langue arabe en tant que « deuxième langue parlée en France ».

« Notre souhait, c'est de pouvoir répondre à la demande qui s'exprime en France par une population qui a des liens plus particuliers avec le monde arabe et qui souhaite renouer avec cette langue, à la fois individuellement ou pour leurs enfants », a-t-elle expliqué.

Dans ce cadre, a-t-elle précisé, l'Institut du Monde Arabe se mobilise pour pouvoir « déployer plus de cours de langue arabe sur tout le territoire français, mais aussi donner un accès aux livres en arabe et refléter justement toute la richesse intellectuelle et littéraire qu'on trouve par exemple au Maroc, en arabe comme s'agissant des écrivains francophones ».

La seconde priorité, a-t-elle ajouté, c'est de rencontrer et de faire valoir davantage les jeunes générations de la création contemporaine.

«Je crois que c'est bon pour le dialogue parce que cela permet d'avoir des échanges, de créer des connexions aussi en émotion, qui sont la meilleure manière de nourrir les relations entre nos peuples amis », a-t-elle conclu.

MAP

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