Rabat’Doc Africa 2023: trois questions au directeur du festival, Azelarab Alaoui

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Rabat’Doc Africa 2023: trois questions au directeur du festival, Azelarab Alaoui

Dans le cadre de la première édition du festival international “Rabat’Doc Africa”, organisée du 25 au 29 avril par le Centre Sijilmassa pour les études et les recherches audiovisuelles et l’Université Mohammed V, sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, le directeur du festival, Azelarab Alaoui, apporte un éclairage sur cette manifestation culturelle panafricaine dans un entretien accordé à la MAP.

1. Quelles sont les caractéristiques du festival international “Rabat’Doc Africa”?

Ce festival se caractérise essentiellement par sa forte dimension académique, par laquelle nous essayons d’apporter un nouveau souffle aux festivals africains, en mariant les aspects divertissant et éducatif. C’est dans ce cadre que nous avons programmé 13 ateliers de formation à propos de l’industrie du film documentaire.

En comparaison avec les films de fiction, les films documentaires n’exigent pas de grands moyens financiers et techniques, puisqu’il suffit d’avoir les connaissances nécessaires dans le domaine de la réalisation et d’avoir une bonne maîtrise des techniques de l’écriture scénaristique documentaire.

2. Quels sont les principaux objectifs de cette manifestation culturelle africaine ?

L’objectif derrière l’organisation de ce festival est de créer un réseau africain mondial qui s’intéresse à la dimension académique du film documentaire africain.

Ainsi, l’université sera au cœur des travaux de ce festival et des cadres académiques spécialisés dans l’industrie cinématographique africaine animeront les ateliers programmés.

Ce festival vise aussi à participer à la renaissance du cinéma africain au Maroc et principalement à celle du film documentaire.

En abritant un événement annuel de cette envergure, avec la participation de plusieurs professeurs universitaires africains spécialisés, nous faisons de ce festival un atelier à la fois créatif et éducatif qui contribue au développement et au rayonnement du film documentaire marocain sur les plans national et continental.

3. Quel regard portez-vous sur l’industrie du film documentaire au Maroc ?

L’industrie du film documentaire au Maroc est encore à sa phase embryonnaire, mais elle est en développement continu.

Comme ça a été le cas avec le théâtre dans les années 1970, il est important de noter que le cadre académique et universitaire est nécessaire au développement du film documentaire, étant donné que ce genre cinématographique est étroitement lié à l’anthropologie et à la sociologie.

Par ailleurs, pour que nous puissions créer des films documentaires novateurs et créatifs, il est important d’avoir accès à un accompagnement et à un soutien de qualité, ce qui demande beaucoup de travail et de formation sur le long terme.

Aussi, je pense que l’industrie du film documentaire au Maroc ne pourra se développer que si on cesse de la limiter aux courts-métrages et aux reportages.

MAP


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