Le non-renouvellement par le Conseil de sécurité de l’ONU du mandat de la MINURSO conforte la pertinence et la prééminence du plan d’autonomie sous souveraineté marocaine, en mettant en évidence la nécessité de privilégier une solution politique réaliste et pragmatique au différend autour du Sahara marocain, a affirmé l’universitaire et politologue français Christophe Boutin. "Le non-renouvellement du mandat de la MINURSO est favorable au Maroc, car il met le doigt sur une évidence, celle de la nécessité de privilégier une solution politique réaliste et pragmatique basée sur le plan d’autonomie", a souligné M. Boutin dans une déclaration à la MAP. Pour lui, au-delà de la non-adoption du projet de résolution présenté par les États-Unis, le fait majeur demeure le soutien de onze membres du Conseil de sécurité de l’ONU à un texte faisant de l'initiative marocaine d'autonomie sous souveraineté du Royaume, la seule base des négociations, conformément à la dynamique portée par les États-Unis et à la résolution 2797 du Conseil de sécurité, qui place le plan d’autonomie sous souveraineté marocaine au cœur du processus politique. Selon ce spécialiste de la question du Sahara marocain, qui a été plusieurs fois pétitionnaire de la 4e commission de l’ONU, cette évolution revêt une importance particulière dans la mesure où elle marque une rupture dans la gestion de ce dossier. Avec onze voix favorables, trois abstentions et une seule voix contre, celle de la Russie, le projet a réuni un consensus international significatif, sans pouvoir être adopté en raison de l'exercice du droit de veto par la Russie. « C'est précisément dans cette évolution que réside l'acquis le plus significatif pour la diplomatie marocaine », a-t-il estimé. Le professeur Boutin a expliqué que cette orientation a été réaffirmée hier par la France et le Royaume-Uni, deux autres membres permanents du Conseil de sécurité, estimant que ces prises de position confortent la place centrale de l’initiative marocaine d’autonomie dans les efforts visant à parvenir à une solution politique. «Avec ce développement, on reste dans la proposition qui a été faite par les Américains et dans la logique de la résolution 2797, qui fait du plan marocain d’autonomie sous souveraineté du Royaume la base des négociations qui peuvent avoir lieu», a-t-il indiqué. Et de conclure que cette nouvelle donne souligne ainsi la nécessité de privilégier une approche réaliste et pragmatique, fondée sur une solution politique susceptible de permettre un règlement durable de ce différend régional.
MAP
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