PLF 2027 : les mesures fiscales proposées visent à soutenir les salariés de la classe moyenne des secteurs public et privé (ministre)

PLF 2027 : les mesures fiscales proposées visent à soutenir les salariés de la classe moyenne des secteurs public et privé (ministre)

Le ministre de l'Économie, des Finances et de la Performance publique, Fouzi Lekjaa, a affirmé, vendredi à la Chambre des représentants, que les mesures fiscales proposées dans le cadre du projet de loi de finances (PLF) de l'année 2027 visent à soutenir les salariés de la classe moyenne, aussi bien dans le secteur public que privé.

En réponse aux interventions des groupes et du groupement parlementaires, lors de la discussion générale du PLF au sein de la Commission des finances et du développement économique, M. Lekjaa a expliqué que le choix de réviser l'impôt sur le revenu (IR) a pour but de mettre en place une mesure en faveur de la classe moyenne, "qui commence à montrer des signes de fragilité". Il a, dans ce sens, mis en avant l'importance des acquis du dialogue social mené par le précédent gouvernement, dont le coût atteindra, selon le ministre, 50 milliards de dirhams (MMDH) en 2027.

M. Lekjaa a indiqué que l'actuel gouvernement accorde une attention particulière à trois catégories, à savoir les populations vulnérables, la classe moyenne et le secteur privé, convaincu de leur complémentarité dans le cadre d'un équilibre social global.

Il a insisté sur la nécessité d'accompagner la réduction de l'IR par un dialogue social débouchant sur des mesures en faveur des salariés qui ne bénéficieront pas de cet allègement fiscal, dans le cadre d'une approche globale visant à soutenir les revenus et à atténuer les effets de la hausse des prix.

S'agissant du calcul de l'impact de la révision fiscale, le ministre a précisé que la détermination du revenu imposable intervient après déduction des frais professionnels et des cotisations sociales, tandis que les réductions liées aux charges de famille sont prises en compte lors du calcul du montant de l'impôt dû.

M. Lekjaa a souligné que le dialogue social constitue un complément à cette réforme, assurant que l'Exécutif engagera ce dialogue afin d'examiner ce qui a été prévu et ce qui doit être complété, dans le cadre d'une vision globale visant à soutenir les revenus et à faire face aux effets de l'inflation.

Concernant les pensions de retraite, le ministre a fait savoir que le relèvement du montant minimum concernera l'ensemble des régimes de retraite de base des secteurs public et privé. Le passage de ce minimum à 1.700 dirhams en 2027 correspondra à une augmentation de 200 dirhams par rapport au minimum de référence dans le secteur public et de 700 dirhams par rapport à celui du secteur privé, a-t-il détaillé.

D'après le ministre, cette mesure bénéficiera à près de 557.000 personnes, dont environ 70% relèvent de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), représentant près de 80% du coût annuel estimé à 3,3 MMDH.

Dans ce contexte, M. Lekjaa a présenté la trajectoire envisagée par le gouvernement pour poursuivre le relèvement du montant minimum des pensions de retraite, qui devrait atteindre 2.000 dirhams en 2028, puis 2.500 dirhams en 2029 et 3.000 dirhams en 2030.

Pour ce qui est de la revalorisation du taux des pensions de réversion servies aux veuves, le ministre a indiqué que cette mesure bénéficiera à quelque 431.000 veuves, pour un coût financier annuel de 7,33 MMDH. Ces bénéficiaires seront réparties entre la CNSS, le Régime collectif d'allocation de retraite (RCAR) et les régimes des pensions civiles et militaires.

MAP

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