Un investissement soutenu dans le leadership des jeunes est une condition sine qua non pour garantir l'émergence d'une nouvelle génération de décideurs engagés, capable de capitaliser sur les acquis en vue de mener à bien le processus de développement durable, a indiqué, vendredi à Rabat, la présidente du Conseil national des droits de l'Homme (CNDH), Amina Bouayach.
Les jeunes ont des ambitions aussi vastes que variées nécessitant des espaces de dialogue et d'expression, ainsi que des institutions capables de répondre à leurs aspirations à travers des politiques dédiées, a relevé Mme Bouayach lors d'un séminaire sous le thème "Du renouvellement générationnel au leadership d'influence: investir dans les jeunes pour une paix durable".
Elle a précisé que les droits de l'Homme constituent "les fondements de tout ce processus de dialogue, de participation, d'équité, de justice, d'égalité et d'expression, permettant aux jeunes les plus éloignés des espaces de décision de faire entendre leur voix et d'exercer une influence effective".
De son côté, la présidente de la Fondation Connecting group international et point focal FemWise-Maroc, Nouzha Bouchareb, a indiqué que cette rencontre s'inscrit en droite ligne des Hautes Orientations Royales visant à placer les questions liées à la jeunesse au premier rang des politiques publiques.
Dans ce sens, elle a souligné l'importance de renforcer la participation des jeunes, des femmes et des hommes, à la vie publique et aux processus de prise décision, tout en encourageant l'émergence d'une nouvelle génération de femmes leaders capables de contribuer à la prévention des conflits, à la médiation et à la consolidation d’une paix durable.
Abordant la question de la coopération Sud-Sud, Mme Bouchareb a mis en avant les actions entreprises avec et en faveur des femmes africaines pour soutenir les jeunes et renforcer leurs capacités à garantir la paix et la sécurité dans le continent.
Dans une intervention par visioconférence, la Coprésidente de FemWise-Africa, Effie Luhombo Owuor, a, pour sa part, salué le leadership de la femme marocaine, illustré par la nomination pour la première fois d'une femme au poste de Cheffe de Gouvernement.
"L'Afrique est fière de cette étape cruciale qui nous inspire toutes et tous", s'est félicitée Mme Owuor, première femme à occuper les fonctions de conseillère d'État, de magistrate, de juge de la Haute Cour et de juge de la Cour d'appel, appelant, à cette occasion, à renforcer davantage le rôle de la femme africaine dans le processus de prise de décision.
Pour sa part, la Cheffe du Bureau d'ONU Femmes au Maroc, Myriem Ouchen Noussairi, a évoqué la nécessité de la transmission des acquis découlant de l'Agenda Femmes, Paix et Sécurité (AFPS), mettant l'accent sur l'importance d'impliquer les jeunes dans ce processus de partage intergénérationnel.
"Notre rôle à tous et à toutes, institutions, organisations internationales et organisations de la société civile, consiste à bâtir des ponts entre ces générations", a-t-elle soutenu.
Initié par la Fondation ConnectinGroup International, Women Leaders Network, en collaboration avec la Fondation Friedrich Naumann pour la liberté, ce séminaire a été marqué par la participation de décideurs politiques, de diplomates, d'experts de l'Agenda AFPS, de représentantes d'organisations régionales et internationales, ainsi que de jeunes femmes engagées de la société civile.
MAP
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