Le niveau d’endettement de la France va continuer de se creuser pour atteindre 119,3% du Produit intérieur brut (PIB) en 2026 puis 121,7% en 2027, a indiqué, samedi, le ministère français de l’Économie et des Finances.
"Cette hausse, mécanique, est la conséquence d’un déficit qui demeure élevé", a développé le ministère auprès des médias français, après avoir soumis dans la nuit les textes budgétaires pour 2027 au Haut conseil des finances publiques (HCFP) qui doit se prononcer sur "la crédibilité" des trajectoires macroéconomiques.
Ces niveaux d’endettement sont au plus haut depuis 1995, d’après des données de l’Institut national de la statistique (Insee).
Après 5,1% du PIB en 2025, le gouvernement prévoit un déficit public de 5,4% en 2026. Il diminuerait à 5% en 2027, un objectif que le ministre français de l’Économie et des Finance, Roland Lescure, avait jugé "ambitieux" mais "évidemment réalisable".
"La perspective d’une stabilisation de la dette ne peut intervenir que lorsque le déficit public sera ramené à 3%" du PIB, un objectif maintenu à 2029", a par ailleurs précisé Bercy.
De son côté, le premier ministre français, Sébastien Lecornu, a présenté jeudi les grandes lignes d’un budget pour 2027 qu’il veut "offensif" avec un effort massif de 54 milliards d’euros, laissant toutefois au Parlement le soin de trancher certaines mesures comme celles, sensibles, concernant les retraités.
Les projets de budget de l’État et de la Sécurité sociale seront présentés en conseil des ministres le 1er octobre, avant leur examen au Parlement. La consultation pour avis du HCFP, instance rattachée à la Cour des comptes, demeure obligatoire.
MAP
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