L'inclusion numérique, un pilier essentiel pour garantir à tous les citoyens l'accès aux opportunités de la transformation numérique et de l'IA (Mme Seghrouchni)

L'inclusion numérique, un pilier essentiel pour garantir à tous les citoyens l'accès aux opportunités de la transformation numérique et de l'IA (Mme Seghrouchni)

L'inclusion numérique se veut un pilier essentiel pour garantir à tous les citoyens l'accès aux opportunités et aux services offerts par le développement numérique, a affirmé, lundi à Rabat, la ministre déléguée chargée de la Transition numérique et de la Réforme de l'administration, Amal El Fallah Seghrouchni, soulignant l'importance d'impliquer la société civile dans l'élaboration de solutions pratiques et réalistes afin de réduire la fracture numérique.

S'exprimant lors de la réunion de consultation avec la société civile sur l'inclusion numérique, Mme Seghrouchni a souligné que l'inclusion numérique ne se limite plus à l'accès à la technologie, mais englobe désormais l'autonomisation des différentes catégories de la population, dans toutes les régions du Royaume, afin de comprendre et d'utiliser ces technologies, de contribuer à leur production et de bénéficier de manière équitable des opportunités économiques, sociales et cognitives qu'elles offrent.

Le Maroc est passé, de manière progressive, de la mise en place d'infrastructures et de plateformes numériques à l'usage de la technologie au service du développement, de l'amélioration de la qualité des services et de l'appui à la compétitivité de l'économie nationale, a ajouté la ministre, soulignant que l'intelligence artificielle (IA) constitue aujourd'hui l'un des piliers de la vision nationale à travers la feuille de route "AI Made in Morocco", parallèlement à la feuille de route pour la transformation administrative 2026-2030.

Dans ce contexte, elle a rappelé le lancement du réseau d'instituts "JAZARI", la formation de 100.000 talents numériques par an à l'horizon 2030 ainsi que le programme national de formation des enfants dans le domaine du numérique et de l'IA, dont la première phase a concerné douze villes.

A cela s'ajoute, a poursuivi la ministre, l'expérience "Hackathon RamadanIA" qui a attiré plus de 4.000 participants dans les douze régions du Maroc, outre le "RallyIA Future Lab", organisé sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, en juin dernier à Merzouga, avec la participation de plus de 1.000 jeunes.

La rencontre, organisée à la Bibliothèque nationale du Royaume du Maroc dans le cadre de la mise à jour du troisième plan d'action national pour le gouvernement ouvert pour la période 2024-2028, s'inscrit dans le cadre de l'initiative "Partenariat pour un gouvernement ouvert", à laquelle le Maroc a adhéré en 2018, a relevé Mme Seghrouchni.

Cette approche consultative vise à transformer les propositions des participants en engagements concrets pouvant être intégrés dans le processus de mise à jour du troisième Plan d'action national pour un gouvernement ouvert, afin de faire de l'inclusion numérique une composante à part entière de la dynamique du gouvernement ouvert et du processus de transition numérique du Royaume, a précisé la ministre.

Et de noter que l'objectif ultime consiste à construire un Maroc numérique où les compétences digitales et l'IA ouvrent les portes de l'emploi pour les jeunes et à faire de la digitalisation un facteur d'autonomisation économique pour les femmes vulnérables, tout en garantissant l'accès des personnes en situation de handicap aux services publics numériques.

De son côté, le président de l'Association de la Coopération pour le Développement et la Culture (ACODEC), Miloud Rezzouki, représentant de la société civile, a souligné que le développement technologique ne se mesure pas uniquement à l'avancement des infrastructures et des systèmes numériques, mais avant tout à sa capacité à intégrer et à inclure l'ensemble des citoyennes et des citoyens.

Il a, par la même occasion, souligné l'importance de protéger la souveraineté numérique du citoyen et de sécuriser ses données personnelles, insistant sur la nécessité de prendre en compte la diversité linguistique et culturelle lors du développement des plateformes et des contenus numériques, afin de surmonter les barrières linguistiques et de garantir l'accès de tout un chacun aux services numériques.

Cette rencontre s'inscrit dans la lignée des Assises Africaines du Gouvernement Ouvert, organisées en mai dernier à Rabat et couronnées par l'adoption de "l'Appel de Rabat" pour un engagement politique renforcé en faveur du gouvernement ouvert en Afrique. Elle intervient également dans le cadre de la mise à jour du troisième plan d'action national du gouvernement ouvert, deux ans après son lancement.

Axés sur trois thématiques majeures, les travaux ont porté sur le renforcement de l'insertion professionnelle des jeunes et leur employabilité via le numérique, l'autonomisation économique des femmes en situation de vulnérabilité, ainsi que sur le renforcement de l'accès des personnes en situation de handicap aux services publics par le numérique.

Plus de 100 participants ont pris part à cette rencontre dont des représentants des instances et des institutions nationales, des administrations publiques et des associations de la société civile membres du comité de pilotage du troisième Plan d'action national pour le Gouvernement Ouvert aux côtés d'experts représentant trois universités marocaines.

MAP

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