Programme nucléaire iranien : l’AIEA prête à lancer "le travail technique" après la signature du protocole d’accord USA-Iran

Programme nucléaire iranien : l’AIEA prête à lancer "le travail technique" après la signature du protocole d’accord USA-Iran

Le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Mariano Grossi, a salué jeudi la signature du protocole d’accord entre l’Iran et les États-Unis visant à mettre fin au conflit au Moyen-Orient, assurant que son Agence peut engager rapidement des discussions avec les deux parties afin de définir les mesures concrètes à mettre en œuvre, notamment en matière de vérification du programme nucléaire iranien, un point clé des négociations.

“Nous pensons que le fait que le rôle indispensable de l’AIEA soit reconnu constitue un bon point de départ”, a déclaré M. Grossi lors d’une conférence de presse à Genève.

“Il nous appartient désormais de nous asseoir avec nos collègues américains et iraniens pour commencer à élaborer les étapes concrètes qui devront être franchies. Le protocole est là, c’est une bonne chose. Maintenant, le travail technique commence”, a-t-il dit.

Selon des informations de presse, le protocole d’accord prévoit jusqu’à 60 jours de négociations afin de parvenir à un accord final portant notamment sur l’enrichissement d’uranium par l’Iran et sur la réaffirmation par Téhéran de son intention de ne pas développer d’arme nucléaire.

Le texte mentionnerait également la réouverture du détroit d’Ormuz à l’ensemble du trafic maritime ainsi qu’un assouplissement des sanctions américaines et de celles du Conseil de sécurité de l’ONU visant la République islamique.

Interrogé sur d’éventuels facteurs susceptibles de faire échouer le processus, M. Grossi a refusé de spéculer, soulignant que toute négociation devait débuter sur la base de la bonne foi et de la volonté commune de réussir. Concernant une éventuelle réduction négociée du niveau d’enrichissement de l’uranium iranien, il a estimé que “de très nombreuses possibilités” restaient ouvertes.

“Il existe différentes alternatives. Les niveaux d’enrichissement présents dans l’inventaire iranien sont variés et nous verrons ce qui sera convenu”, a-t-il expliqué.

Le chef de l’AIEA a toutefois reconnu que l’accès de l’Agence à l’ensemble des installations nucléaires iraniennes n’était pas encore suffisant, indiquant que des contacts se poursuivaient avec les autorités et que l’Organisation disposait déjà d’une “assez bonne idée” des sites et activités auxquels elle devait accéder.

“C’est maintenant, je dirais, que le travail technique peut véritablement commencer”, a conclu M. Grossi.

MAP

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