L'INPPLC, première institution indépendante à rejoindre l'initiative internationale "Open Government Partnership"

L'INPPLC, première institution indépendante à rejoindre l'initiative internationale "Open Government Partnership"

 L'Instance nationale de la probité, de la prévention et de la lutte contre la corruption (INPPLC) a rejoint l'initiative internationale "Open Government Partnership", devenant ainsi la première institution indépendante à adhérer à cette initiative.

Dans un communiqué, l'INPPLC indique que son président Mohamed Benalilou a tenu une réunion de travail avec le directeur exécutif du "Open Government Partnership" (OGP), Aidan Eyakuze et les membres de sa délégation, consacrée à l’examen des perspectives de renforcement de la coopération dans le cadre de cette initiative internationale, selon une nouvelle approche fondée sur le concept des "institutions indépendantes ouvertes", envisagée comme une extension qualitative du concept de gouvernement ouvert.

À cette occasion, M. Benalilou a réaffirmé la décision stratégique de l’Instance de s’inscrire dans la dynamique du "Partenariat pour un Gouvernement Ouvert", en tant que plateforme internationale de référence pour la promotion des principes de transparence, de redevabilité publique, de participation citoyenne et d’innovation institutionnelle, ainsi que pour le renforcement de l’intégrité et la prévention de la corruption.

Cette orientation traduit la volonté de l’Instance d’intégrer les approches et les principes de cette initiative dans son action institutionnelle, en vue de consolider la confiance du public et de promouvoir une gouvernance basée sur les résultats et l’impact, précise le communiqué.

Cette réunion s’inscrit dans le prolongement de celle tenue à Washington à la fin de l’année dernière et s’aligne avec la dynamique nationale visant à consacrer un modèle intégré de gouvernance ouverte, basé sur le renforcement de la cohérence des politiques publiques ainsi que sur la complémentarité des rôles entre les différentes parties prenantes, dans le plein respect de leur indépendance, puisque cet élément constitue l’un des fondements structurants du concept des "institutions indépendantes ouvertes".

Les échanges ont également permis de convenir d'un accord sur les priorités de coopération et les axes de travail à venir, notamment à travers l’adoption d’une approche fondée sur des engagements mesurables, conformément à la méthodologie des plans d’action nationaux et institutionnels, et les mécanismes indépendants de suivi et d’évaluation.

Dans ce cadre, l’Instance a présenté un plan d’action comprenant 15 engagements opérationnels, articulés autour du renforcement de la transparence proactive et des données ouvertes, du développement des mécanismes de redevabilité et d’évaluation d’impact, de l’élargissement des espaces de participation citoyenne et de concertation publique ainsi que de la promotion de l’innovation institutionnelle et de la transformation numérique dans le domaine de la prévention de la corruption.

Ce plan vise à instaurer une approche intégrée, centrée sur le citoyen et fondée sur l’alignement des projets stratégiques de l’Instance sur le cadre du Partenariat pour un gouvernement ouvert, de manière à en garantir la cohérence interne et à en renforcer l’impact sur les politiques publiques liées à l’intégrité et à la lutte contre la corruption.

Par ailleurs, les deux parties sont convenues de faire de cet engagement un levier pour le développement de partenariats stratégiques à plusieurs niveaux et pour le renforcement de la coopération Sud-Sud, en vue de favoriser l’échange de bonnes pratiques et l’ancrage des standards du gouvernement ouvert au sein des institutions indépendantes.

Il a également été souligné que l’Instance est appelée à jouer, en étroite coordination avec le secrétariat international du partenariat, un rôle central dans la structuration, l’animation et la coordination d’un réseau de coopération avec les institutions homologues, en particulier aux niveaux africain et arabe, contribuant ainsi à l’émergence d’une dynamique régionale en faveur du modèle des institutions indépendantes ouvertes.

Dans cette perspective, les deux parties sont convenues d’organiser, comme première étape concrète, un événement régional au cours du mois de novembre prochain, visant à mobiliser les institutions africaines homologues et à renforcer leur engagement en faveur des principes du gouvernement ouvert, avec un accent particulier sur l’échange de bonnes pratiques en matière de transparence, de redevabilité et de prévention de la corruption.

Le partenariat pour un gouvernement ouvert est une initiative internationale multilatérale lancée en 2011, à laquelle le Royaume a adhéré en 2018. Regroupant plus de 70 pays ainsi que des milliers d’acteurs de la société civile, il vise à accompagner les gouvernements et les institutions dans l’adoption d’engagements concrets en faveur de la transparence, de l’émancipation des citoyens, de la lutte contre la corruption et de l’amélioration de la gouvernance.

MAP

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