Les moyens de renforcer la coopération parlementaire entre le Maroc et la France ont été au centre d’une rencontre, tenue mercredi à Rabat, entre des membres de la Chambre des conseillers et une délégation du Sénat. Portant notamment sur les domaines de l’environnement, des énergies renouvelables et du développement durable, cette réunion a rassemblé une délégation du Sénat français, conduite par M. Jean-François Longeot, président de la Commission de l’aménagement du territoire et du développement durable, et des membres de la Commission de l’intérieur, des collectivités territoriales et des infrastructures ainsi que de la Commission des secteurs productifs à la Chambre des conseillers.
Dans un communiqué, la Chambre indique que ses représentants ont souligné que les relations entre les deux institutions législatives s’inscrivent dans le cadre du partenariat stratégique liant le Maroc et la France, sous la conduite de Sa Majesté le Roi Mohammed VI et du Président de la République française, M. Emmanuel Macron.
Dans ce cadre, ils ont mis en avant la dynamique renouvelée qu’ont connue les relations bilatérales au cours des dernières années, ajoute la même source.
Cette rencontre a également été l’occasion de saluer la récente visite d’Etat du Président français au Maroc, marquée par un discours prononcé devant le Parlement marocain, dans lequel il a souligné la solidité des relations bilatérales, tout en réaffirmant le soutien de la France aux causes vitales du Royaume, notamment la question du Sahara marocain. La visite effectuée par le président du Sénat français à la ville de Laâyoune a aussi été mise en exergue. Sur un autre registre, la délégation française a salué les initiatives lancées par le Royaume en matière d’énergies renouvelables, les considérant comme un modèle pionnier à l’échelle internationale, en particulier en ce qui concerne la transition énergétique et le développement durable.
Dans ce contexte, les deux parties ont évoqué les défis communs liés à l’utilisation non réglementée de certaines sources d’énergie, notamment l’énergie nucléaire, soulignant l’importance d’adopter des approches responsables et sûres garantissant la protection de l’environnement et la sécurité des populations. Elles ont, en outre, insisté sur l’importance de renforcer la coopération dans les domaines de la gestion des déchets ainsi que du traitement et de la réutilisation des eaux usées, en tant qu'enjeux prioritaires pour la réalisation du développement durable et la préservation des ressources naturelles.
Présentant l’expérience nationale, il a été souligné que le Maroc s’est engagé, depuis 2000, dans de grands chantiers liés à la protection de l’environnement et aux énergies propres, appuyés par un arsenal juridique avancé adopté par le Parlement, dont la loi-cadre portant Charte nationale de l'environnement et du développement durable et la loi relative à l’eau ainsi que des textes législatifs portant sur la lutte contre la pollution, la gestion des déchets et l’évaluation environnementale. Le rôle du Parlement dans ce domaine a également été mis en avant, que ce soit à travers l’amélioration des textes législatifs ou via les mécanismes de contrôle parlementaire, l’objectif étant d’assurer le suivi de la mise en œuvre des politiques publiques relatives à l’environnement et au développement durable.
Les deux parties ont réaffirmé leur engagement à renforcer la coopération et à échanger leurs expertises dans les différents domaines d’intérêt commun, au service des intérêts des deux pays amis et en consolidation de leur partenariat d’exception.
MAP
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