Espace extra-atmosphérique : M. Farhane met en lumière l’importance centrale de la coopération avec l’Afrique dans la stratégie marocaine de développement des activités spatiales

Espace extra-atmosphérique : M. Farhane met en lumière l’importance centrale de la coopération avec l’Afrique dans la stratégie marocaine de développement des activités spatiales

L’ambassadeur représentant permanent du Maroc auprès de l’Office des Nations Unies et des Organisations internationales à Vienne, Azzeddine Farhane, a mis en lumière, mercredi, l’importance centrale de la coopération avec l’Afrique dans la stratégie nationale de développement des activités spatiales. « La coopération avec les pays africains constitue un pilier fondamental de la stratégie nationale marocaine de développement des activités spatiales », a indiqué M. Farhane, dans une intervention lors de la 65e session du Sous-comité juridique du Comité des Nations unies pour les utilisations pacifiques de l’espace extra-atmosphérique, qui se tient à Vienne. Détaillant l’approche marocaine dans ce domaine stratégique, le diplomate a souligné que, dans le cadre de son approche régionale, le Maroc demeure engagé à promouvoir la connaissance et la compréhension du droit et des politiques spatiales au sein du Centre régional africain des sciences et technologies de l’espace en langue française (CRASTE-LF), affilié aux Nations unies et basé à Rabat, en apportant un soutien constant à ces efforts. Dans le cadre de son engagement dans les initiatives africaines, le CRASTE-LF joue un rôle clé dans le renforcement des capacités à travers son programme de Master en sciences et technologies spatiales depuis 2000, a expliqué M. Farhane, relevant que ces efforts se traduisent par une participation active d’étudiants africains. Il a, dans cette veine, rappelé qu’en 2025, environ cinquante étudiants issus de dix pays africains (Cameroun, Côte d’Ivoire, République démocratique du Congo, Gabon, Guinée, Mauritanie, Niger, Sénégal, Togo) ont pris part aux programmes de troisième cycle du Centre. Cette formation couvre des domaines clés tels que la télédétection et les systèmes d’information géographique (SIG), la météorologie satellitaire et les études climatiques globales, ainsi que les systèmes mondiaux de navigation par satellite (GNSS), a-t-il dit. Le diplomate n’a pas manqué de mettre en relief la contribution continue du Maroc au développement de solutions spatiales adaptées aux besoins spécifiques du continent africain. Ces initiatives, a-t-il dit, visent à fournir aux décideurs des outils géospatiaux pertinents pour favoriser le développement socio-économique, tout en renforçant les capacités nationales et régionales. Fidèle à son engagement continu en faveur de l’innovation, le CRASTE-LF a développé une plateforme de formation en ligne, rendant ses ressources éducatives accessibles à l’ensemble des pays africains, a encore indiqué M. Farhane, ajoutant que le CRASTE-LF collabore actuellement avec le réseau des centres régionaux et le Bureau des affaires spatiales des Nations unies afin d’améliorer ses programmes de troisième cycle et de faciliter l’accès à une éducation spatiale de qualité en Afrique. « Le Maroc demeure convaincu que la multiplication et l’organisation d’événements consacrés aux politiques spatiales, au bénéfice de tous les pays, en particulier des États africains, sont essentielles pour promouvoir l’adhésion aux cinq traités régissant l’espace extra-atmosphérique et pour encourager l’élaboration de législations nationales complètes en matière spatiale », a élaboré l’ambassadeur. M. Farhane a, d’autre part, réaffirmé l’attachement du Maroc aux principes du Traité de 1967, garantissant une utilisation équitable et rationnelle de l’espace extra-atmosphérique, la non-appropriation et la non-militarisation, y compris de la Lune et des corps célestes. « Le Maroc considère que l’usage pacifique de l’espace est essentiel à la durabilité à long terme des activités spatiales, et réaffirme son engagement en faveur d’activités spatiales responsables et durables à court comme à long terme », a dit l’ambassadeur, rappelant que le Maroc, durant sa présidence de la 68e session du COPUOS en 2025, a veillé à l’adoption du rapport final dans les délais impartis, tout en favorisant un consensus sur des décisions clés telles que le plan ATLAC, la prolongation de l’examen à mi-parcours de l’Agenda « Space2030 », ainsi que les préparatifs de la conférence UNISPACE IV. Dans cette veine, il a rappelé que l’organisation de l’événement parallèle « Celebrating African Space Development : Towards a sustainable and inclusive global space sector », durant la présidence du Maroc des travaux de la 68 session du COPUOS en 2025, a mis en lumière les avancées régionales et l’engagement du Maroc en faveur d’un environnement spatial durable et inclusif. Cet événement a été marqué par la participation active des directeurs de l’Agence spatiale africaine et de l’Agence spatiale européenne, qui ont présenté leurs visions stratégiques respectives, leurs programmes en cours et les perspectives de coopération dans le secteur spatial, a-t-il dit. Et de souligner que le Maroc considère que la coopération internationale constitue la voie la plus efficace pour exploiter pleinement le potentiel spatial, notamment dans les domaines de la surveillance des ressources, de la gestion des catastrophes et de l’accès équitable aux technologies spatiales. Le Maroc réaffirme, ainsi, son engagement en faveur de toutes les initiatives visant à renforcer la coopération internationale et à promouvoir une utilisation responsable de l’espace au bénéfice de l’humanité tout entière, a poursuivi le diplomate. Dans le cadre de son engagement envers le corpus juridique international relatif à l’espace, le Maroc a procédé à l’enregistrement de plusieurs objets spatiaux, notamment les satellites Mohammed VI-A et Mohammed VI-B lancés en 2017 et 2018, ainsi que les nanosatellites UM5EO et UM5 Ribat lancés en 2024, dans le cadre de son programme de recherche spatiale, a rappelé M. Farhane, soulignant que les petits satellites représentent une évolution technologique offrant des avantages significatifs pour l’exploration et l’exploitation de l’espace, en particulier pour les pays en développement. Dans le même contexte et conformément à ses engagements internationaux, le Maroc a désigné le Centre Royal de Télédétection Spatiale comme point focal pour l’enregistrement des objets spatiaux marocains, conformément aux règles et procédures du Bureau des affaires spatiales des Nations unies, a-t-il dit, relevant que cette fonction revêt une importance cruciale pour garantir la traçabilité des objets spatiaux et assurer leur conformité au droit international, contribuant ainsi à une gouvernance sûre et responsable de l’espace. Cette réalisation, ainsi que les initiatives du Maroc à travers ses plans de développement stratégique, montrent clairement que le Royaume a fait des technologies spatiales un atout réel et un levier stratégique dans le cadre de son développement socio-économique, a souligné M. Farhane. Et de conclure que le Maroc considère que le renforcement du cadre juridique régissant l’exploitation, l’exploration et l’utilisation de l’espace, à travers une coopération et une collaboration internationales accrues, est essentiel pour favoriser le développement durable des activités spatiales.

MAP

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