Le gouvernement a placé la renforcement des infrastructures au cœur du projet de développement global, mené sous l'impulsion de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, a affirmé, mercredi, le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch.
Les infrastructures constituent un pilier essentiel des différentes stratégies sectorielles et contribuent au renforcement du positionnement du Royaume en tant que plateforme logistique régionale de premier plan et à l'amélioration des conditions de vie des citoyens, ainsi qu'à faciliter la promotion de l'intégration spatiale et de l'attractivité du Maroc en tant que destination privilégiée pour l'investissement, a indiqué M. Akhannouch lors d'une séance plénière commune des deux chambres du Parlement consacrée à la présentation du bilan de l’action gouvernementale.
Evoquant le domaine industriel, le Chef du gouvernement a fait savoir que l’Exécutif a poursuivi la réalisation, l’extension et la réhabilitation des infrastructures industrielles, à travers la signature de 64 projets d'un investissement global de plus de 16 milliards de dirhams, auquel l’État a contribué à hauteur d’environ 4,5 milliards de dirhams.
Ces projets permettront de mobiliser près de 4.400 hectares supplémentaires de foncier industriel, englobant les zones d’accélération industrielle, les zones industrielles ainsi que les zones d’activités économiques dans les différentes régions du Royaume, a-t-il poursuivi.
S’agissant des infrastructures hydrauliques, M. Akhannouch a relevé que le gouvernement, en exécution des Hautes Orientations Royales, a procédé à l’actualisation du Programme national d’approvisionnement en eau potable et d’irrigation pour la période 2020–2027, en portant son coût global de 115 milliards de dirhams à environ 143 milliards de dirhams, parallèlement, à l’accélération des programmes de dessalement de l’eau de mer, dont la capacité de production a atteint près de 415 millions de mètres cubes à fin 2025, avec des prévisions visant 1,7 milliard de mètres cubes à l’horizon 2030, ce qui permettra de couvrir environ 60 % des besoins nationaux en eau potable.
Le gouvernement, a-t-il souligné, a lancé des projets structurants de transfert d’eau entre bassins, notamment entre les bassins de Sebou et de Bouregrag, afin de sécuriser l’approvisionnement en eau de l’axe Rabat-Casablanca au profit d’environ 10 millions de citoyens, outre l’interconnexion entre les barrages Oued El Makhazine et Dar Khrofa, dans le nord du Royaume, en vue de renforcer l’approvisionnement en eau potable et l’irrigation de milliers d’hectares, concomitamment à la réalisation de sept grands barrages d’une capacité de stockage avoisinant 1,7 milliard de mètres cubes, contribuant ainsi à consolider la sécurité hydrique et à étendre les superficies irriguées.
D’autre part, M. Akhannouch a fait observer que le l’Exécutif s’est attaché à moderniser les infrastructures sanitaires et à en améliorer la gouvernance. Ainsi, 29 projets hospitaliers régionaux ont été réalisés entre 2022 et 2025, permettant la création de 3.168 lits supplémentaires.
Il a également indiqué que l’achèvement de la réalisation de 20 nouveaux hôpitaux est prévu au cours de l’année 2026, pour une capacité d’accueil avoisinant 3.067 lits, ainsi que la programmation de 15 projets additionnels représentant une capacité d’environ 1.810 lits, dans le cadre du renforcement de l’offre de soins au niveau régional.
De même, l’Exécutif a honoré ses engagements en parachevant la modernisation d'environ 1.400 centres de santé primaire de nouvelle génération, grâce à un budget de 6,4 milliards de dirhams, ce qui a permis de lancer une deuxième phase visant à rénover 1.600 centres supplémentaires, pour une enveloppe budgétaire d'environ 6,8 milliards de dirhams, a-t-il expliqué.
Dans le même contexte, M. Akhannouch a cité l'achèvement du programme de généralisation des facultés de médecine, de pharmacie et de médecine dentaire, ainsi que des centres hospitaliers universitaires. Ainsi, leur nombre a atteint 11 établissements à l’échelle nationale, à la suite de la création de quatre nouvelles facultés.
De même, il a évoqué la poursuite de la mise en œuvre du programme de généralisation des centres hospitaliers universitaires au niveau de l’ensemble des régions du Royaume à l’horizon 2027, la modernisation de leurs équipements et le renforcement de leurs capacités pédagogiques et hospitalières.
Pour ce qui est des infrastructures éducatives, M. Akhannouch a fait savoir qu’il a été procédé au développement du système de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, à travers la création de 15 nouveaux établissements universitaires, offrant plus de 70.000 places supplémentaires, ajoutant que le nombre d’enseignants-chercheurs a connu une hausse de l'ordre de 16 %, parallèlement au renforcement des services sociaux destinés aux étudiants, notamment par l’augmentation de la capacité d’accueil des cités universitaires de 15 %, pour atteindre 60.000 lits au titre de l’année universitaire 2024-2025.
Il a également insisté sur l’importance accordée par le gouvernement au développement de la formation professionnelle, à travers la poursuite de l’ouverture des Cités des métiers et des compétences dans toutes les régions, ainsi que la création de 59 nouveaux établissements de formation, outre le lancement de réformes substantielles des programmes pédagogiques, conformément aux Hautes Orientations Royales visant à qualifier la jeunesse et à adapter ce secteur aux exigences du marché du travail.
S’agissant du numérique, M. Akhannouch a relevé que le gouvernement a lancé les premières phases de mise en œuvre de la stratégie "Maroc numérique 2030", dans le but d’accélérer la transformation digitale à travers la dématérialisation des services administratifs et le déploiement de plateformes électroniques avancées, précisant que le budget d’investissement du secteur est passé de 11,7 millions de dirhams en 2021 à 1,6 milliard de dirhams en 2024, contribuant ainsi à la création de 148.000 emplois.
Dans le même sillage, M. Akhannouch a mis en avant le renforcement des infrastructures de télécommunications, y compris les technologies de cinquième génération, l’extension des services de cloud computing, le développement du secteur de l’offshoring, le soutien aux start-up, ainsi que l’accompagnement de ces chantiers par des formations avancées au profit des jeunes répondant aux standards internationaux.
Cette dynamique est de nature à contribuer à la création d’environ 240.000 opportunités d’emploi à l’horizon 2030, tout en jetant les bases d’un écosystème incitatif en matière de formation, d’investissement et d’emploi, a-t-il conclu.
MAP
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