L’Australie réduit la taxe sur les carburants et sécurise ses importations face au choc pétrolier

L’Australie réduit la taxe sur les carburants et sécurise ses importations face au choc pétrolier

Le gouvernement australien va réduire de moitié la taxe sur les carburants et soutenir l’achat de cargaisons sur le marché au comptant pour contenir la flambée des prix liée aux tensions au Moyen-Orient, a annoncé lundi le Premier ministre Anthony Albanese.

"Nous agissons immédiatement pour soulager les ménages face à la hausse des coûts", a déclaré le chef du gouvernement à l’issue d’une réunion avec les dirigeants des États et territoires.

La mesure, d’un coût estimé à environ 1,75 milliard USD, se traduira par un allègement direct à la pompe, dans un pays fortement dépendant des importations énergétiques, qui couvrent près de 90 % de ses besoins.

Canberra suspend en parallèle pour trois mois la taxe sur les poids lourds et renforce son dispositif d’approvisionnement. L’État pourra désormais garantir financièrement l’achat de cargaisons sur le marché au comptant via l’Agence australienne de financement des exportations (Export Finance Australia).

L’objectif : sécuriser les volumes dans un marché sous tension, où les cargaisons restent disponibles mais à des prix souvent prohibitifs pour les acteurs privés les plus exposés.

Avant l’escalade militaire, près de 20% du pétrole mondial transitait par le détroit d’Hormuz, désormais perturbé. Résultat : une flambée historique des cours, avec un Brent en hausse de 59% sur le mois, au-delà de 115 USD le baril.

Sur le terrain, la pression se fait déjà sentir. Le diesel a franchi les 2 USD le litre, tandis que l’essence s’approche de 1,65 USD, selon les données de l’Institut australien du pétrole.

Canberra a activé un plan national de sécurité énergétique, coordonné avec les États, pour maintenir les flux, notamment vers les zones régionales. Le pays se situe au niveau deux du dispositif, visant à assurer la continuité de l’approvisionnement.

Les stocks offrent un répit relatif. Au plus haut depuis 15 ans, ils restent néanmoins en deçà des standards internationaux, avec environ 30 jours de diesel et de carburant aérien, et 39 jours d’essence disponibles - une marge étroite si la crise venait à s’inscrire dans la durée.

MAP

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