Le peuple marocain et la famille de la résistance et des anciens membres de l'armée de libération célèbrent, samedi, le 68e anniversaire de la bataille de Dcheira, coïncidant avec le 50e anniversaire du départ du dernier soldat étranger des provinces du Sud du Royaume.
Ces deux repères historiques aux significations profondes illustrent à merveille toute la grandeur et la gloire de la lutte nationale pour le parachèvement de l'intégrité territoriale du Royaume et de l'unité nationale, couronnées par le départ du dernier soldat espagnol le 28 février 1976 des provinces du Sud.
Il s'agit en effet d'une occasion pour le peuple marocain de rendre un vibrant hommage à la bravoure, aux sacrifices et à l'héroïsme dont les combattants et les martyrs ont fait montre face au colonisateur espagnol.
Ces deux glorieux anniversaires, célébrés dans un climat de fierté et de joie nationale, constituent une opportunité pour rappeler la solidité, la profondeur et la continuité indéfectible des liens historiques unissant les provinces du Sud au Maroc et l'attachement inaliénable des tribus sahraouies aux Souverains et au Glorieux Trône Alaouite et leur mobilisation constante, aux côtés de leurs compatriotes des autres régions du Royaume, pour faire face à toutes les manœuvres visant à nuire aux constantes de la nation.
C’est ainsi que, le 13 janvier 1958, dans la localité éponyme à 25 km à l’Est de Laâyoune, que les membres de la résistance et de l’armée de libération ont mené la bataille de Dcheira contre l’armée espagnole, lourdement équipée en armements et en moyens logistiques.
Cette victoire a ainsi marqué le début d’une série de hauts faits d’armes contre les forces coloniales dans le Sahara marocain durant la période entre 1956 et 1960, en l’occurrence les batailles de "Rghiwa", "Lamsid", "Oum Lâacher" et "Mergala".
La bataille de Dcheira constitue également une étape importante dans le long processus de lutte mené par Feu SM Mohammed V pour la libération du Maroc du joug de l'occupation, un processus poursuivi par Feu SM Hassan II pour la récupération des provinces du Sud du Royaume.
En concomitance, le Maroc menait un combat politique pour parachever son unité nationale et déployait une action diplomatique intense au niveau des instances internationales. En effet, feu SM Mohammed V n’avait cessé de réclamer le droit du Royaume à libérer son Sahara, notamment dans son célèbre discours prononcé le 25 février 1958 à M’Hamid Al Ghizlane où le défunt Souverain avait été accueilli par les délégations et les représentants des tribus sahraouies qui avaient afflué de partout pour renouveler leur allégeance au Roi et réaffirmer leur engagement à défendre l’intégrité territoriale du Royaume.
Ces acquis ont conduit en 1958 à la récupération de Tarfaya, de Sidi Ifni en 1969 et au recouvrement des provinces du Sud à la faveur de la Glorieuse Marche Verte, couronnée par le départ du dernier soldat espagnol le 28 février 1976 et consolidée par la récupération d'Oued Eddahab le 14 août 1979.
Sous la conduite éclairée de SM le Roi Mohammed VI, le Maroc poursuit le processus de développement et d'édification dans les provinces du Sud sur tous les fronts économiques, sociaux et culturels, et accélère son élan de mobilisation pour défendre son intégrité territoriale chèrement acquise.
Cette dynamique de développement dans les provinces du Sud a été également confortée par la reconnaissance de la souveraineté du Maroc sur ses provinces du Sud par plusieurs pays et le soutien international croissant au plan d'autonomie, qui a été entériné par l'adoption de la Résolution historique 2797 du Conseil de sécurité de l'ONU.
Pour marquer cet événement phare de l'Histoire du Maroc, le Haut-Commissariat aux anciens résistants et anciens membres de l'armée de libération (HCAR) organisera des meetings à Laâyoune (28 février), à Boujdour (1er mars) et à Es-Semara (2 mars), au cours desquels seront présentés des témoignages mettant en avant l’importance de ces deux événements.
Un hommage sera également rendu à des anciens combattants et membres de l'armée de libération en reconnaissance de leurs sacrifices et de leur bravoure au service de la patrie.
Afin de commémorer cette épopée nationale, plusieurs événements et activités à caractère éducatif et culturel axés sur l’hommage à la mémoire historique sont prévus dans l’ensemble des Délégations régionales et provinciales, et des Bureaux locaux du HCAR, ainsi que dans les espaces de mémoire historique, de la résistance et de la libération, en partenariat avec les départements ministériels, les établissements publics, les instances élues et les associations de la société civile.
MAP
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