Les groupes de la majorité à la Chambre des représentants ont mis l’accent, jeudi, sur la forte présence de la dimension sociale dans le programme gouvernemental, insistant sur la nécessité de garantir l’efficience de son exécution, à travers la traduction des engagements en mesures pratiques avec un impact réel sur la vie des citoyens.
Ces groupes ont salué, lors d'une séance plénière consacrée à la discussion du programme gouvernemental, les mesures visant à renforcer le pouvoir d’achat et la protection sociale et à améliorer les services publics, notamment dans les domaines de santé, d’enseignement et d’emploi.
Ils ont, aussi, mis en exergue les dispositions visant à réduire les disparités sociales et spatiales, soutenir l’insertion des jeunes et consacrer les principes de la bonne gouvernance, ainsi qu’à lutter contre la corruption et le conflit d'intérêts.
Dans ce cadre, le groupe Authenticité et Modernité a assuré que l’offre politique du nouveau gouvernement, incarnée par le programme gouvernemental, s'appuie sur la démocratie sociale, qui promeut la répartition équitable de la richesse.
Le groupe parlementaire a relevé que la justice sociale et la bonne gouvernance représentent les deux facettes d'un même projet de société, précisant que l'édification d'un État social solidaire est tributaire de la protection des deniers publics, tout comme la consécration de la confiance dans les institutions est intrinsèquement liée à la corrélation entre responsabilité et reddition des comptes.
Il a appelé, dans ce cadre, à amorcer un chantier législatif et institutionnel basé sur trois réformes essentielles, à savoir le parachèvement du cadre législatif de lutte contre l’enrichissement illicite, l’adoption d’une loi de prévention contre le conflit d'intérêts, en plus de la révision et la modernisation de l'arsenal juridique relatif à déclaration obligatoire du patrimoine.
Le groupe a affirmé que la conjoncture politique actuelle exige une responsabilité qui dépasse les limites de la concurrence partisane et des calculs conjoncturels, appelant à consacrer une démocratie qui tient compte de la voix du citoyen et donne sens au programme politique.
Pour sa part, le groupe Istiqlalien de l'unité et de l'égalitarisme a mis en avant la teneur du programme gouvernemental en termes de mesures visant à préserver le système de valeurs, renforcer la cohésion et la résilience des familles, lutter contre la corruption, la rente et le conflit d'intérêts, améliorer le pouvoir d’achat, renforcer la classe moyenne et promouvoir le service public.
Le groupe a estimé que ces fondements puisent leurs racines dans les programmes électoraux présentés par les partis composant la coalition gouvernementale, affirmant que les programmes de la coalition érigent l'efficience publique au rang de principe global et de philosophie de gestion gouvernementale, dont l’objectif est d'avoir un impact direct sur la vie des citoyens, selon une architecture gouvernementale fondée sur l’efficacité, la complémentarité, la convergence et la synergie.
Le groupe parlementaire a fait part de sa fierté quant à la teneur de ce programme ambitieux et réaliste, soulignant son adhésion responsable dans la réussite de cette expérience gouvernementale, afin de mettre en oeuvre toutes les réformes et promesses contenues dans le programme, en plus de consolider les importants acquis accomplis par le Royaume sous le leadership éclairé de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.
De son côté, le groupe Socialiste a relevé que les engagements contenus dans le programme gouvernemental "jettent les bases de la confiance envers le gouvernement et la Chambre des représentants et constituent un contrat politique avec les citoyennes et les citoyens", notant que "ce contrat s'accomplit à travers la concrétisation, la transparence en cas de retard d'exécution, et la révision lorsque les mesures ne produisent pas l'effet escompté.
Il a également fait observer que les mesures dudit programme trouvent leur traduction dans le projet de loi de finances, notant que le budget constitue le test pratique des priorités, où sont définies les actions à mettre en œuvre, les ressources qui leur sont allouées, ainsi que les catégories et les paries bénéficiaires.
De son côté, le groupe Constitutionnel, Démocratique et social a salué les sept priorités sur lesquelles s'articule le programme gouvernemental, exprimant son soutien responsable à l’Exécutif, ajoutant que ce programme est empreint de réalisme tant dans son discours que dans ses données chiffrées, et intègre les acquis capitalisés, les réalisations, ainsi que les stratégies et les programmes en cours d'exécution, dont la portée s'étend au-delà de l'actuel mandat gouvernemental.
Il a, par ailleurs, salué la volonté du gouvernement de "corriger les dysfonctionnements liés à la lenteur d'exécution et au non-respect des délais impartis à certaines réformes", citant, à cet égard, le chantier de la régionalisation avancée et la charte de la déconcentration administrative en tant que leviers fondamentaux pour la réalisation de l'équité territoriale.
Quant au groupe du Progrès et du socialisme, il a fait état de son interaction positive avec le contenu du programme gouvernemental, soulignant que celui-ci converge avec les questions principales qu'il défend, avec à leur tête la priorité accordée à la question sociale et les réformes qu'exige la conjoncture en vue de réduire la pauvreté, la précarité, ainsi que les disparités sociales et spatiales.
Il a, en outre, indiqué que ce programme procède de la consolidation des acquis et de la rupture avec les dysfonctionnements des politiques publiques, tout en tenant à transformer les défis posés en opportunités.
Le programme gouvernemental incarne la volonté commune de la majorité d'insuffler une nouvelle dynamique à la réforme, a-t-il conclu.
MAP
La majorité à la Chambre des représentants salue la forte présence de la dimension sociale dans le programme gouvernemental
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