Un tribunal de Moscou a infligé, mardi, des amendes aux plateformes numériques, Telegram et Google, pour non-suppression de contenus considérés comme interdits en Russie, rapportent les médias russes.
Le tribunal du district Taganski a condamné Telegram à une amende de 3,4 millions de roubles (environ 40.000 dollars) pour non-suppression de contenus interdits, conformément à la législation russe encadrant les technologies de l’information.
Dans une autre décision, le même tribunal a condamné Google à une amende de 3,8 millions de roubles (environ 45.000 dollars) pour des faits similaires.
Les autorités russes reprochent régulièrement aux grandes plateformes internationales de ne pas respecter certaines obligations nationales. Dans le cas de Telegram, le régulateur russe des communications, Roskomnadzor, avait indiqué en février que les restrictions visant le fonctionnement du service, introduites à partir d’août 2025, seraient maintenues "afin d’obtenir le respect de la législation russe et d’assurer la protection des citoyens".
Google fait pour sa part l’objet de procédures et de sanctions en Russie depuis plusieurs années. Les tribunaux russes l’ont notamment sanctionné pour le non-retrait de contenus interdits et pour le non-respect d’autres obligations concernant les données des utilisateurs russes.
Depuis fin 2021, l’entreprise a été condamnée à deux reprises à des amendes calculées sur son chiffre d’affaires, pour un montant cumulé supérieur à 29 milliards de roubles (environ 341 millions de dollars).
MAP
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