L’Instance nationale de la Probité, de la Prévention et de la Lutte contre la Corruption (INPPLC) a été désignée, vendredi à Lausanne (Suisse), membre du Comité directeur du Partenariat international contre la corruption dans le sport (IPACS), confortant ainsi la position du Royaume en tant que partenaire dynamique dans le développement de l’action internationale en faveur d’un sport plus intègre.
Cette désignation, la première du genre, qui a eu lieu lors de la 9e Conférence générale annuelle du Partenariat, témoigne également de la volonté de l’INPPLC d’accompagner les ambitions sportives par un engagement institutionnel en faveur de la protection de l’intégrité du sport et de la confiance dans ses résultats, indique un communiqué de l’Instance.
Au cours de cette réunion, l’INPLLC était représentée par son président, Mohamed Benalilou, qui a réaffirmé son engagement à faire de cette participation une contribution institutionnelle effective au renforcement de l’intégrité sportive aux niveaux national et international.
Cette nouvelle position “offre au Royaume du Maroc la possibilité de contribuer à la définition des orientations et des initiatives de l’IPACS, ainsi qu’au renforcement de la coopération entre les autorités publiques, les organisations sportives et les partenaires internationaux”, ajoute la même source.
Elle ouvre également à l’INPPLC de nouvelles perspectives pour partager son expertise, proposer des outils pratiques de prévention de la corruption dans le domaine sportif et traduire les normes de bonne gouvernance en pratiques concrètes, à même de renforcer la transparence de la gestion du sport.
Selon l’Instance, cette adhésion revêt une importance stratégique alors que le Maroc se prépare à accueillir de grands événements sportifs, faisant de l’intégrité un enjeu essentiel de leur préparation et de leur organisation, ainsi que de la préservation de leurs retombées positives sur le développement.
A cet égard, affirme l’INPPLC, “la réussite d’un événement sportif repose autant sur la régularité des contrats et la bonne gestion des ressources que sur la transparence des décisions et la capacité à intervenir en amont pour faire face aux risques de corruption”.
Ainsi, la contribution de l’Instance émane de sa conviction que “protéger le sport contre la corruption revient à préserver la confiance des sportifs et du public, l’intégrité des règles du jeu, l’égalité des chances et la crédibilité de la compétition sportive”. Au-delà du détournement des ressources, la corruption dans ce domaine érode la confiance, porte atteinte à la valeur des performances sportives et limite la capacité du sport à contribuer pleinement au développement.
L’Instance entend donner une traduction concrète à cette désignation à travers deux axes complémentaires : d’une part, contribuer à l’élaboration des initiatives et des normes internationales en matière d’intégrité sportive et, d’autre part, tirer profit de l’expertise et des outils de l'IPACS pour renforcer la prévention de la corruption et faire du sport un levier de développement durable, souligne-t-on de même source.
Basé à à Lausanne, l’IPACS est une initiative multilatérale lancée en 2017 à l’instigation du Comité international olympique (CIO), en partenariat avec l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), le Conseil de l’Europe et l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), ainsi qu’avec plusieurs gouvernements fondateurs.
Le Partenariat compte aujourd’hui plus de 89 membres et partenaires issus de gouvernements, d’organisations intergouvernementales, de fédérations sportives internationales et de comités nationaux olympiques. Il vise à coordonner les efforts des instances sportives et des autorités publiques pour prévenir et combattre la corruption dans le sport, ainsi qu’à établir des normes communes de bonne gouvernance au sein des instances sportives.
MAP
L’INPPLC désignée au Comité directeur du Partenariat international contre la corruption dans le sport (communiqué)
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