Face aux préoccupations liées à l'évolution de l'Intelligence artificielle (IA), le président américain, Donald Trump, a appelé mardi à l'auto-régulation de l’IA pour ne pas brider le développement technologique des États-Unis.
Lors d'une réunion à la Maison-Blanche avec 31 patrons du secteur technologique, dont Elon Musk (Tesla, X, SpaceX), Jensen Huang (Nvidia), Mark Zuckerberg (Meta), Jeff Bezos (Amazon) et Sundar Pichai (Google), le président américain a estimé que les outils existants, comme le ministère de la Justice et le FBI, suffisent à intervenir en cas de dérive majeure de l’IA, privilégiant la responsabilité des entreprises.
S’exprimant devant la presse au terme de cette réunion, Donald Trump a assuré que les grands patrons du secteur, qu'il a reçus, voulaient "agir de la bonne manière".
"C'est un sentiment d'amour pour notre pays, ils veulent tous agir de la bonne manière", a-t-il dit.
"Il y a ce sentiment qu'il devrait y avoir une très grande auto-régulation, et nous avons une régulation automatique avec le ministère de la Justice, le FBI, tout ça. Mais l'auto-régulation est très importante", a estimé le chef de l’exécutif américain.
Donald Trump a également affirmé que les grands patrons de la tech ont signé "un accord contraignant sur le plan moral", visant à mettre en place des mesures pour réguler l’IA.
Il a également annoncé la signature d'un décret visant à remplacer officiellement l'appelation "Intelligence Artificielle" par "Super Intelligence".
Plusieurs incidents récents au cours desquels des IA d'OpenAI, d'Anthropic et de Meta sont sorties de leur milieu confiné pour pirater d'autres organisations ont fait de l'IA un sujet de campagne à l'approche des législatives du 3 novembre.
Le chef de file des républicains à la Chambre des représentants, Mike Johnson, est à l'initiative de cette grande réunion à la Maison Blanche.
Il a jugé sur la chaîne CNBC qu'il fallait trouver "le bon équilibre" entre la sécurité et la volonté de faire des Etats-Unis le leader de l'IA, plaidant pour une supervision parlementaire.
L'IA "aura essentiellement de bons usages et nous mettrons fin aux mauvais usages", avait assuré un peu plus tôt Donald Trump lors du lancement d'un nouveau site d'accès aux ressources gouvernementales, ajoutant que les États-Unis ne "succombaient pas à la peur" face aux nouvelles technologies.
L’appel lancé par Donald Trump pour l'auto-régulation de l’IA intervient alors que le milieu de la tech est profondément divisé. D'un côté, des figures comme Dario Amodei (Anthropic) et Sam Altman (OpenAI) appellent à des garde-fous politiques face aux risques de l’IA. De l'autre, des dirigeants proches de l’administration américaine, à l'instar de Jensen Huang (Nvidia), soutiennent que la sécurité de l'IA est un problème purement technique que les ingénieurs doivent résoudre eux-mêmes avant de commercialiser leurs produits.
MAP
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