Législatives du 23 septembre : l’emploi et le pouvoir d’achat au cœur des ambitions économiques des partis

Législatives du 23 septembre : l’emploi et le pouvoir d’achat au cœur des ambitions économiques des partis

La majorité des partis politiques placent les questions économiques et sociales au premier rang de leurs programmes en perspective du scrutin du 23 septembre 2026, avec une priorité accordée à la création d’emplois, à l’amélioration du pouvoir d’achat et au renforcement de la capacité de l’économie nationale à répondre aux nouveaux défis.

De la politique de l’emploi à la protection du revenu, en passant par le soutien à l’investissement, le développement des entreprises et la sécurisation des ressources stratégiques, les formations politiques avancent différentes mesures destinées à accompagner un nouveau cycle de développement du Maroc.



L’emploi, le cheval de bataille

Plusieurs formations fixent l’objectif de créer autour d’un million d’emplois au cours de la prochaine législature ou sur une période de cinq ans, tandis que d’autres ambitionnent de ramener le taux de chômage sous les 9%, voire sous les 8%, à l’horizon 2031.

Une attention particulière est accordée aux jeunes, aux femmes et au monde rural, avec des dispositifs destinés à faciliter l’accès au premier emploi et à favoriser l’insertion professionnelle.

Parmi les propositions avancées figurent notamment la création de 500.000 premiers contrats de travail, l’accompagnement de 60.000 entreprises portées par des jeunes, ainsi que la mise en place d’une indemnité mensuelle de 1.000 dirhams pendant un an au profit des jeunes chercheurs d’emploi, assortie d’un dispositif de formation.

Les programmes prévoient également des mesures ciblant les jeunes NEET, à travers des formations dans les métiers du numérique et des mécanismes d’accompagnement à l’entrepreneuriat, ainsi que des dispositifs destinés à renforcer l’expérience professionnelle et l’orientation vers les opportunités d’emploi.



Pouvoir d’achat : agir sur les prix et les revenus

Sur le front du pouvoir d’achat, certaines propositions prévoient la mise en place d’un pacte dédié, doté de 150 milliards de dirhams sur cinq ans, avec pour objectif notamment d’agir sur les circuits de distribution et de réduire les écarts entre les prix à la production et ceux acquittés par les consommateurs.

La fiscalité des revenus figure également parmi les leviers envisagés, avec des propositions de révision du barème de l’impôt sur les salaires, parallèlement à une progression de l’aide sociale directe minimale jusqu’à 1.000 dirhams par mois.

D’autres mesures portent sur l’indexation des aides sociales directes sur l’inflation, la revalorisation du SMIG (Salaire minimum interprofessionnel garanti) et du SMAG (Salaire Minimum Agricole Garanti), ainsi que des pensions de retraite.

La revalorisation des revenus figure également parmi les engagements chiffrés, avec des propositions portant sur une hausse de 15% du SMIG, du SMAG et des salaires des fonctionnaires, une progression de 20% du salaire moyen, ou encore une revalorisation progressive du salaire minimum et des pensions.



Entreprises et investissement, moteurs de la croissance

Plusieurs formations visent, par ailleurs, à alléger la pression fiscale et à encourager la création d’emplois. Elles prévoient notamment une exonération de l’impôt sur les sociétés pendant cinq ans pour les très petites entreprises (TPE) et petites et moyennes entreprises (PME) créant au moins trois emplois, ainsi que la réservation d’une partie des marchés publics au profit des PME.

L’accès au crédit figure également parmi les priorités, avec des propositions visant à instaurer un quota minimal de crédits bancaires destinés aux TPME et à faire évoluer les mécanismes d’évaluation du risque afin de faciliter leur accès au financement.

La simplification administrative, le renforcement de la concurrence, l’accès aux marchés de capitaux et le développement du capital-risque pour les startups sont également mis en avant comme des leviers de soutien à l’initiative privée et à l’investissement.

Ces différentes propositions font ainsi émerger des approches distinctes de l’action économique, tout en plaçant au centre des ambitions pour la prochaine législature la création d’emplois, la préservation du pouvoir d’achat et le renforcement du tissu productif, avec l’objectif affiché de consolider les bases d’une croissance génératrice d’opportunités, de revenus et de valeur pour l’économie nationale.

MAP

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