Législatives 2026 : Trois questions à la coordinatrice de la direction collégiale du PAM, Fatima Zahra El Mansouri

Législatives 2026 : Trois questions à la coordinatrice de la direction collégiale du PAM, Fatima Zahra El Mansouri

Le Parti authenticité et modernité (PAM) ambitionne de réaliser des résultats probants lors des élections législatives prévues le 23 septembre, lui permettant de prendre la responsabilité et de porter le changement, a affirmé la coordinatrice de la direction collégiale du parti, Fatima Zahra El Mansouri.

Dans un entretien accordé à la MAP, Mme El Mansouri est revenue sur les principaux enjeux du PAM dans cette échéance électorale, ses préparatifs et les grandes lignes de son programme.

1. Quels sont les enjeux du PAM dans ces élections ? À mon sens, le parti ne mise pas seulement sur le nombre de sièges qu’il obtiendra. Chaque parti qui se présente aux élections législatives ambitionne d’obtenir un résultat important lui permettant d’assumer des responsabilités, et c’est également l’ambition du PAM.

Notre principal enjeu est de gagner la confiance des citoyens, notamment celle des jeunes, qui attendent beaucoup de la politique et des partis politiques.

Notre responsabilité consiste à redonner à la politique son véritable sens, fondé sur l’écoute, la proximité, le service du citoyen, ainsi que la capacité à obtenir des résultats et à faire en sorte que la responsabilité aille de pair avec la reddition des comptes.

Le PAM a accumulé une expérience pour ce qui est de l’exercice des responsabilités dans les communes, les régions, le parlement et le gouvernement. Cette expérience démontre que "la gestion des affaires publiques ne se résume pas à des paroles".

Par conséquent, l’ambition du parti est claire et consiste à gagner la confiance des Marocains et à occuper la place qui nous permettra de mettre en œuvre notre projet, tout en assumant pleinement la responsabilité.

Le changement de trajectoire suppose que le parti occupe une position politique lui permettant de conduire le changement. Aujourd’hui, le Maroc a besoin d’une convergence dans l’action.

2. Comment le PAM se prépare-t-il à ces échéances législatives ?



Les préparatifs du parti ont commencé il y a quelque temps et se sont déployés à plusieurs niveaux. Au niveau organisationnel, le PAM dispose d’un comité électoral qui œuvre depuis environ 15 mois à l’évaluation des données dans l’ensemble des circonscriptions électorales, ainsi que des profils et des compétences afin de sélectionner le candidat le plus approprié pour représenter le parti dans chaque circonscription. Le but est d’offrir aux citoyens la meilleure représentation possible.

Deuxièmement, le parti a ouvert ses portes aux compétences, et je suis convaincue de la nécessité, pour un parti politique, de ne pas craindre les compétences. Au contraire, il doit rechercher ces compétences parmi des hommes et des femmes issus de différentes régions et de différents domaines.

Troisièmement, nous avons travaillé sur le programme électoral. Celui-ci n’est pas préparé à la dernière minute. L’académie du PAM y a travaillé et il a été débattu au sein des différentes structures du parti avant d’être présenté au Conseil national.

Parallèlement, une dynamique d’écoute et de communication de terrain a été menée tout au long de cette période, surtout auprès des jeunes.

Le programme électoral ne peut pas être élaboré depuis le centre et être imposé aux citoyens, mais nécessite une communication avec ces derniers, leur écoute et la connaissance de leurs préoccupations afin de pouvoir formuler des réponses adaptées.

Ainsi, pour le PAM, la préparation à ces élections repose sur quatre éléments, à savoir l’organisation, les compétences, le programme et le travail de terrain. 3. Quelles sont les priorités du parti dans son programme électoral ? Le programme du PAM repose sur cinq chartes et 20 engagements susceptibles d’être mis en œuvre et de faire l’objet d’un suivi. L’idée principale est de ne pas présenter une longue liste de promesses, mais nous visons à présenter des engagements que nous sommes en mesure de tenir auprès des citoyens.

Parmi les principales priorités, il y a le pouvoir d’achat, car le citoyen évalue aujourd’hui les politiques publiques à travers sa vie quotidienne (prix, salaire, impôt sur le revenu, pension…). C’est pourquoi le pouvoir d’achat constitue la première charte du programme.

Dans la version présentée du programme, 150 milliards de dirhams ont été alloués à ce volet, sur une durée de cinq ans.

La deuxième priorité concerne les jeunes. On ne peut imaginer un projet pour le Maroc du futur si une partie des jeunes n’est pas scolarisée, ne bénéficie pas de formations ou n’est pas insérée dans le monde professionnel.

Nous considérons que les jeunes méritent de bénéficier d’un parcours clair qui commence par l’éducation, en passant par la formation et l’accès au marché du travail, avant de construire une vie autonome et de vivre avec dignité.

La troisième priorité est de permettre au citoyen de concrètement ressentir la notion de citoyenneté dans sa vie quotidienne, notamment à l’hôpital, à l’école, au travail, au logement et au sein de l’administration. Pour le PAM, l’État social ne doit pas être une notion théorique, mais le citoyen doit en ressentir les effets sur sa vie.

Il existe d’autres enjeux liés à la sécurité hydrique, énergétique, alimentaire et scientifique, ainsi qu’à la croissance et à la durabilité. On ne peut financer une politique sociale sans une économie solide, une création durable de richesse et les opportunités d’emploi.

Notre programme rassemble tous ces domaines dans les chartes de citoyenneté, de sécurité, de croissance et de durabilité.

Pour conclure, le programme électoral n’est pas un livre qui finit dans les rayons d’une bibliothèque dès que les élections prennent fin. Il s’agit d’un contrat de cinq ans avec le citoyen, fondé sur la présentation des engagements du parti, les moyens de mettre en œuvre son programme et l’obligation de rendre des comptes.


MAP

Laissez un commentaire

Conditions de publication : Les commentaires ne doivent pas être à caractère diffamatoire ou dénigrant à l'égard de l'auteur, des personnes, des sacralités, des religions ou de Dieu. Ils ne doivent pas non plus comporter des insultes ou des propos incitant à la haine et à la discrimination.

Maroc24

Téléchargez l'application Maroc24

Suivez l'actualité marocaine en direct, 24h/24 et 7j/7. Politique, économie, sport, culture — tout le Maroc dans votre poche.