Le secrétaire général de l'Union constitutionnelle (UC), Mohamed Joudar, a affirmé que le programme électoral de son parti vise, essentiellement, à faire profiter le citoyen de la croissance économique nationale.
Dans un entretien accordé à la MAP, M. Joudar a expliqué que ce programme électoral est ainsi axé sur la création d’opportunités d'emploi, l’amélioration de la qualité des services publics, la lutte contre l'économie de la rente, ainsi que la promotion de l’initiative privée et de l'égalité des chances.
Dans le domaine de l'emploi, le secrétaire général de l’UC a prôné une politique d'éducation et de formation intégrée et au diapason des besoins de l'économie nationale, en mettant l’accent sur l'investissement productif et l’octroi d’incitations aux entreprises qui créent des emplois stables.
Dans ce sens, il a relevé que la justice territoriale constitue l'un des axes majeurs du programme du parti, car "il n'est plus admissible la persistance des disparités entre les régions du Royaume notamment en matière d'investissement, de services et d'opportunités" d’emploi.
Selon lui, l’UC ambitionne de contribuer à l'essor de la production nationale et à la consolidation de la souveraineté économique, à travers le soutien à l'industrie nationale, à l'agriculture, à l’économie numérique, à la sécurité hydrique et à l’industrie pharmaceutique.
Au plan de l’encouragement d’une participation massive à ces élections, M. Joudar a mis l'accent sur la nécessité de présenter des programmes électoraux sérieux, viables et réalistes et des candidats capables de plaider et de défendre les intérêts de la population.
Pour lui, il n’existe pas une "recette magique" dans ce sens, car la confiance "ne se construit pas à travers des discours conjoncturels. Elle est plutôt nourrie par la clarté, la crédibilité et le respect des engagements".
Evoquant la participation des jeunes, M. Joudar a affirmé que les partis sont appelés à intégrer réellement cette frange de la société dans l'action politique et institutionnelle et dans l’élaboration des programmes de développement.
Et de préciser qu’en matière de candidatures, l'UC a adopté "une approche institutionnelle portée par la commission électorale qui se base sur des critères clairs : l'intégrité, la proximité de la population, l'attachement aux valeurs et principes du parti, ainsi que la capacité à défendre les questions des citoyens au sein des institutions élues.
Concernant les alliances et le positionnement politique du parti après les élections, le secrétaire général de l’UC a estimé qu’il était "prématuré" de discuter de cette question, faisant remarquer que son parti a passé près de 22 ans dans l'opposition et que "le moment est venu de contribuer" à la gestion des affaires gouvernementales, au regard des compétences, des énergies et de l'expérience dont dispose le parti.
Dressant le bilan du gouvernement sortant, il a affirmé que l'UC "refuse de s’adonner à une surenchère ou à un dénigrement systématique", estimant que l'objectivité impose de reconnaître que le mandat actuel a été marqué par "le lancement de chantiers et de réformes importants".
Le secrétaire général de l'Union constitutionnelle a indiqué dans ce sens que le pouvoir d’achat est une question qui relève du "structurel" et non du "conjoncturel", ajoutant que le parti mise, dans ce cadre, sur la régulation des marchés et la réduction de l'intermédiation non productive.
La prochaine étape, conclut M. Joudar, doit marquer le passage d'"une logique de réalisation de chantiers gouvernementaux à une logique de mesure d’impact sur le citoyen", ce qui nécessite, selon lui, de faire bénéficier tous les citoyens du développement que connaît le Maroc.
MAP
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