Les franchissements irréguliers détectés à la frontière terrestre orientale de l’Union européenne ont diminué de 47% au cours des huit premiers mois de 2026, selon des données publiées par l’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes "Frontex".
Un peu plus de 4.000 tentatives ont été enregistrées entre janvier et août sur cet itinéraire, qui comprend notamment les frontières de la Pologne avec la Biélorussie et l’Ukraine, précise l’Agence dans un communiqué.
Ce recul s’inscrit dans une diminution plus générale des franchissements irréguliers aux frontières extérieures de l’Union, souligne Frontex, faisant état de près de 75.000 détections depuis janvier, soit une baisse annuelle de 35 %.
Pour le seul mois d’août, quelque 10.700 franchissements ont été recensés, un nombre inférieur de 38 % à celui d’août 2025, malgré une période estivale habituellement marquée par davantage de mouvements.
Frontex attribue la tendance générale à la coopération avec les pays partenaires et aux mesures préventives prises dans les principaux pays de départ.
La baisse intervient alors que la Pologne poursuit le renforcement de sa frontière avec la Biélorussie, au moyen de barrières physiques et de dispositifs de surveillance électronique.
Varsovie présente ces installations comme une réponse aux pressions migratoires et aux menaces sécuritaires à ses frontières.
La Pologne développe parallèlement le programme de défense, "Bouclier de l’Est", destiné à renforcer ses frontières orientales et septentrionales. Ce chantier militaire constitue un volet distinct des dispositifs de contrôle migratoire.
À l’échelle de l’Union européenne, les bilans préliminaires successifs de Frontex, dont le siège se trouve à Varsovie, font état de 139.847 franchissements irréguliers détectés entre janvier et août 2024, contre 112.375 durant la même période de 2025 et près de 75.000 en 2026.
MAP
Migration : Les franchissements irréguliers à la frontière orientale de l'UE reculent de 47%
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