Le bilan de la crue dévastatrice survenue mercredi dans une région frontalière entre le Népal et la Chine s’est alourdi à 750 morts et 3.044 disparus, selon les autorités des deux pays.
Au Népal, 734 personnes ont trouvé la mort et 2.498 autres sont toujours portées disparues, dont plus de 500 touristes étrangers, a annoncé dimanche l’autorité chargée de la gestion des situations d’urgence.
Les opérations de recherche et de sauvetage se poursuivent dans plusieurs zones sinistrées. Les sauveteurs de l’armée sont parvenus samedi à percer un tunnel sur un site où des ouvriers sont bloqués sous terre depuis la catastrophe, permettant d’y insuffler de l’air et d’y faire passer une caméra, selon les autorités.
Le gouvernement népalais estime que plus d’une centaine d’ouvriers pourraient encore être en vie dans les tunnels de chantiers hydroélectriques, notamment sur les sites de Trishuli 3A et 3B, où les recherches se concentrent. Ces travailleurs figurent parmi les plus de 900 agents et ouvriers employés sur ces chantiers et toujours portés disparus.
Au Tibet, dans le sud-ouest de la Chine, 16 personnes sont mortes et 546 autres sont portées disparues, selon un nouveau bilan des autorités rapporté dimanche par la chaîne de télévision publique CCTV.
Parmi les personnes portées disparues en Chine, 261 sont des ressortissants étrangers, a précisé CCTV, faisant état notamment de 104 Népalais, 49 Indiens, 33 Lettons, 18 Américains et deux Français.
Les autorités chinoises ont par ailleurs confirmé dimanche les conclusions des scientifiques sur l’origine de la catastrophe. Selon l’agence officielle Chine nouvelle, des experts ont établi qu’un glacier situé sur le versant sud du pic Lirung, au Népal, s’est rompu vers 10H52 locales (02H52 GMT) le 26 août, provoquant une avalanche de glace et de roches.
Cette masse, qui a chuté de plus de 1.000 mètres d’altitude, a formé un gigantesque éboulement de débris ayant déferlé à grande vitesse sur 22 km avant d’atteindre la zone du poste-frontière chinois de Gyirong.
Les inondations et les glissements de terrain sont fréquents au Népal et dans l’ensemble de la région himalayenne durant la mousson, qui s’étend généralement de juin à septembre. Selon les scientifiques, le changement climatique contribue à renforcer l’intensité et la fréquence de ces phénomènes.
MAP
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