Le jeune milieu de terrain marocain, Ayyoub Bouaddi, a été incontestablement la "révélation" de la Coupe du monde 2026, écrit mercredi "The Athletic", pendant sportif du New York Times.
"Chaque Coupe du monde voit émerger une révélation, un joueur jusque-là inconnu qui se retrouve propulsé sous les feux de la rampe. En 2026, ce fut Bouaddi, dont la maturité au cœur du milieu de terrain marocain contrastait avec son jeune âge", souligne le média américain dans un article consacré à l’officialisation de son arrivée à Manchester City, qui a déboursé pas moins de 100 millions d'euros pour l'engager jusqu'en 2031.
Rayonnant à Lille depuis deux saisons et avec les Lions de l’Atlas à seulement 18 ans lors du Mondial 2026, "Bouaddi fait des choix judicieux avec le ballon, faisant preuve d'une intelligence de jeu précoce", relève la publication, faisant observer qu’il possède également une "capacité exceptionnelle" à lire le jeu, anticipant la chute des seconds ballons et se positionnant pour les récupérer.
C’est lors du match d’ouverture de la phase de poules du Maroc contre le Brésil que le monde entier a commencé à s’intéresser à ce jeune joueur aux cheveux crépus, rappelle The Athletic. "Ce qui a marqué les esprits, c’est son assurance : Bouaddi ne s’est jamais laissé intimider face au duo expérimenté formé par Bruno Guimaraes et Casemiro".
"Outre un sang-froid qui semble inné, cette assurance découle de la capacité de Bouaddi à se dégager de la pression grâce à ses dribbles, en mettant à profit sa grande taille (186 cm) et sa silhouette longiligne pour protéger le ballon", analyse l’auteur de l’article, Sam Lee, faisant remarquer qu’il allie un "contrôle précis à des changements de direction fulgurants".
Sans le ballon, il se montre tenace dans la récupération et n’hésite pas à s’engager dans des tacles difficiles, poursuit l’auteur, ajoutant que la capacité de Bouaddi à dribbler sereinement malgré la pression souligne l’assurance générale qui caractérise son jeu.
La saison dernière, en championnat, Bouaddi a réalisé en moyenne 1,2 dribble par match, ce qui le place au cinquième rang des milieux défensifs des cinq principaux championnats européens, rappelle-t-on.
The Athletic a accompagné son article d’une infographie qui démontre que les actions de Bouaddi avec le club français ne se limitaient pas à sa propre moitié de terrain, ses dribbles permettant régulièrement à Lille de pénétrer dans des zones offensives dangereuses.
MAP
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