L’administration américaine a annoncé lundi avoir retiré la Syrie de sa liste des pays accusés de soutenir le terrorisme, sur laquelle le pays figurait depuis 47 ans.
Cette mesure a été prise "en reconnaissance des actions positives menées et des engagements supplémentaires pris par le gouvernement syrien, sous la présidence d’Ahmed al-Sharaa, afin de dissocier pleinement la Syrie des actes de terrorisme international", a indiqué le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, dans un communiqué.
Au cours de l’année écoulée, le gouvernement syrien a pris des mesures importantes pour lutter contre le terrorisme, notamment "en adhérant officiellement à la Coalition mondiale pour vaincre Daech en novembre et en menant des opérations visant à démanteler les réseaux terroristes de Daech, d’Al-Qaïda, du Hezbollah et des groupes alignés sur l’Iran", a rappelé le chef de la diplomatie américaine.
Selon M. Rubio, le retrait de la Syrie de la liste des pays accusés de soutenir le terrorisme élimine les derniers obstacles majeurs aux investissements du secteur privé en Syrie et favorise la reprise économique du pays ainsi que sa réintégration dans l’économie mondiale.
Au cours de l’année écoulée, l’administration américaine a pris des mesures sans précédent pour alléger les sanctions au profit du peuple syrien, a-t-il rappelé, citant le décret de juin 2025 intitulé "Dispositions relatives à la levée des sanctions contre la Syrie" qui a mis fin au programme de sanctions contre la Syrie et ordonné la révision de diverses sanctions contre la Syrie.
Le gouvernement américain avait indiqué début juillet son intention de retirer la Syrie de cette liste, qui limitait jusqu'ici les investissements dans ce pays, un peu moins de deux ans après la chute de Bachar al-Assad, en décembre 2024.
Les Etats-Unis ont également sorti Hayat Tahrir al-Sham (HTS), anciennement Front al-Nosra, de leur liste des principaux groupements et individus "terroristes" (Specially Designated Global Terrorist).
Lundi, le Trésor américain a ôté HTS de sa liste des personnes et entités sous sanctions (SDN List), selon un communiqué.
"Le Trésor se conforme à la promesse du président Trump de donner au peuple syrien une ouverture sur de grandes choses", a déclaré le secrétaire au Trésor Scott Bessent, cité dans le communiqué.
"Les décisions prises aujourd'hui vont favoriser des investissements supplémentaires en Syrie pour promouvoir la stabilité politique et économique" du pays, a-t-il poursuivi.
Depuis 2025, de nombreux pays occidentaux ont progressivement annulé les sanctions imposées à la Syrie, notamment le Canada ou le Royaume-Uni. L'Union européenne les avait levées en mai 2025.
MAP
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