Quelque 678.000 usagers sont touchés à ce jour par la cyberattaque contre le système d'information du fisc français ayant permis l’extraction des données de contribuables et d'entreprises, ont annoncé vendredi les autorités des finances publiques.
La directrice générale des finances publiques, Amélie Verdier, a confirmé lors d'un échange téléphonique avec la presse que les données dérobées aux particuliers incluent notamment leurs identités, ainsi que des informations sensibles telles que leur quotient familial, leur revenu fiscal de référence et leur taux de prélèvement à la source.
Pour les entreprises, il s'agit de "données moins sensibles que celles des particuliers", notamment le numéro d'immatriculation, l'adresse de l'entreprise, du mandataire, a-t-elle précisé.
En ce qui concerne les particuliers, les données dérobées "ne permettent pas l'accès au compte sécurisé sur impots.gouv.fr, en revanche, l'accès à des données personnelles facilite l'usurpation d'identité", a expliqué Mme Verdier.
Et de rappeler que les services du ministère des Finances ont détecté en juin la compromission de l'accès au compte d'un agent et ont immédiatement "coupé l'accès". Mais à ce moment-là, l'administration n'avait "pas identifié que l'attaquant avait pu récupérer des données", a-t-elle noté.
La responsable française a fait remarquer que cette "attaque était plus sophistiquée que ce qu'on avait vu par le passé", ajoutant que l'assaillant n'a par exemple pas effectué de "requêtage massif", qui consiste à envoyer un important volume de demandes à un système informatique, ce que l'administration pouvait repérer plus facilement.
C'est seulement lors de la revendication de l'attaque, le 12 août, que les services fiscaux ont pu repérer certaines activités et notamment l'extraction de ces données personnelles, a-t-elle ajouté.
MAP
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