Le ministère français des Transports vient de publier un arrêté ouvrant la voie, pour la première fois, à l’homologation de petits robots de livraison routiers autonomes en France.
Il s’agit d’une « avancée réglementaire » qui permettra la mise en circulation sur la voie publique de ces robots, marquant « une nouvelle étape dans le déploiement du véhicule autonome en France sous toutes ses formes », précise un communiqué de ce département.
De format compact, électriques et conçus pour effectuer des trajets de courte distance, les robots concernés sont censés contribuer à développer une logistique urbaine, notamment du dernier kilomètre, plus propre, plus silencieuse et plus efficace, détaille-t-il.
Et d’ajouter qu’avec cette décision, la France devient "l'un des premiers pays au monde à se doter d'un cadre permettant l'homologation de robots de livraison autonomes d’une telle dimension".
« Cette décision traduit notre ambition pour accélérer le déploiement des véhicules autonomes en France. En ouvrant la voie à l'homologation des robots de livraison autonomes, notre pays confirme sa place parmi les plus avancés au monde dans ce domaine, fort d'un écosystème reconnu dans l'intelligence artificielle et les technologies connectées », s'est félicité le ministre des Transports, Philippe Tabarot, cité dans le communiqué.
Alors que les travaux engagés au niveau international, tant au niveau de l’ONU que de l’Union Européenne, pour définir un cadre pour l’homologation des robots de livraison autonomes sont encore en cours, la France "choisit d’agir dès maintenant en se dotant d’un cadre national favorisant la mise en circulation de ces premiers robots, afin de ne pas retarder le déploiement des robots de livraison sur route pour lesquels des constructeurs commencent déjà à se manifester », explique son département.
Jusqu’à présent dépourvus de cadre règlementaire, ces robots pourront ainsi en France être homologués et circuler sur la chaussée (hors trottoirs) grâce à leur classement dans la catégorie L de véhicules, qui regroupe notamment les tricycles ou quadricycles à moteur, précise-t-on.
Conçus pour transporter des marchandises sans présence humaine à bord, ils sont équipés de capteurs (caméras, lidars, radars, notamment), qui leur permettent de percevoir leur environnement et d’identifier les obstacles, et de logiciels embarqués (programmes informatiques, éventuellement dotés d’intelligence artificielle), qui analysent les données collectées et pilotent les actionneurs du robot. Ces technologies leur permettent de se déplacer de manière autonome sur une zone ou un parcours prédéfini.
Selon leur catégorie, ces véhicules pourront mesurer jusqu’à 4 mètres de long, 2 mètres de large et 2,5 mètres de haut, avec une charge utile pouvant atteindre 1 000 kg. Ils pourront assurer des livraisons sur plusieurs dizaines de kilomètres.
Leur circulation restera supervisée à distance pour suivre leur évolution et leurs difficultés éventuelles afin de garantir un haut niveau de sécurité. Ces véhicules, tout comme l’ensemble des véhicules automatisés homologués, seront, par ailleurs, soumis aux exigences des réglementations en matière de cybersécurité et de protection des données personnelles.
Les collectivités territoriales définiront les zones ou itinéraires où leur circulation sera autorisée, dans le respect du cadre d’homologation de chaque véhicule.
D'après la même source, cette innovation offrira aussi une réponse concrète et utile aux défis de la logistique en ville d'autant plus que ces robots devront contribuer notamment à réduire les émissions polluantes et les nuisances sonores, à améliorer la fluidité des livraisons et la qualité de vie en ville.
MAP
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