Sous la conduite de SM le Roi, le Maroc a réalisé des avancées significatives dans le domaine de renforcement des capacités de gestion des risques naturels (M. Baraka)

Sous la conduite de SM le Roi, le Maroc a réalisé des avancées significatives dans le domaine de renforcement des capacités de gestion des risques naturels (M. Baraka)

Sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le Maroc a réalisé des avancées significatives en matière de renforcement des capacités de prévention, de préparation et de gestion des risques naturels, a affirmé, mercredi à Casablanca, le ministre de l’Equipement et de l’Eau, Nizar Baraka.

S’exprimant à l’ouverture des travaux de la Consultation nationale sur le dispositif d’Alerte Précoce pour Tous, M. Baraka a précisé que ces efforts se traduisent notamment par le développement continu des capacités de la Direction Générale de la Météorologie (DGM), la modernisation des infrastructures hydrauliques, l’amélioration des mécanismes de protection civile ainsi que la mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Gestion des Risques de Catastrophes Naturelles.

Tout en faisant observer que le Maroc n’échappe pas à l’augmentation sans précédent de la fréquence, de l’intensité et de la complexité des phénomènes climatiques extrêmes, le ministre a souligné que le Royaume dispose aujourd’hui "d'atouts majeurs” dans ce domaine.

Le Royaume peut s’appuyer sur une expertise reconnue à l'échelle régionale et internationale, sur des institutions compétentes et engagées, ainsi que sur des capacités d'observation, de prévision et de surveillance conformes aux standards internationaux, a-t-il relevé.

"Notre pays s'est également affirmé comme un acteur régional de référence dans les domaines de la météorologie, des services climatiques et du développement des capacités en Afrique", a poursuivi le ministre.

À travers les centres régionaux de l'Organisation Météorologique Mondiale accueillis à Casablanca, le Maroc contribue activement au renforcement des capacités régionales dans les domaines de l'observation, de l'instrumentation, de la météorologie satellitaire, de l'échange des données et des services climatiques, a fait savoir M. Baraka.

"Malgré ces avancées significatives, les défis qui nous attendent exigent que nous franchissions une nouvelle étape", a-t-il noté, expliquant que l’efficacité d’un système d’alerte précoce ne dépend pas uniquement de la qualité des prévisions scientifiques, mais qu’elle repose sur l’ensemble de la chaîne de valeur de l’alerte.

La véritable réussite d’un système d’alerte précoce se mesure lorsque l’information atteint la bonne personne, au bon moment, dans un format compréhensible et lui permet d’agir efficacement et à temps, a expliqué le ministre.

"C’est pour cela que cette Consultation Nationale revêt une importance particulière", a-t-il affirmé, soulignant que cet atelier sert de plateforme essentielle pour échanger des connaissances, partager les meilleures pratiques et identifier les lacunes dans nos systèmes d'alerte précoce existants. Dans ce contexte, le ministre a mis en avant la question de la gouvernance, estimant que "le succès de notre démarche dépendra de notre capacité à renforcer la coordination entre les institutions, à favoriser le partage des données et des informations, à harmoniser les procédures et à instaurer des mécanismes performants de suivi et d’évaluation."

"Notre ambition doit être de bâtir un dispositif national intégré dans lequel chaque institution connaît son rôle, assume pleinement ses responsabilités et contribue à un objectif commun : la protection des citoyens et la préservation des acquis du développement", a-t-il dit.

Le second enjeu, a poursuivi M. Baraka, est celui du financement, faisant remarquer que la mise en œuvre réussie des Alertes Précoces pour Tous nécessitera des ressources financières importantes pour mettre en œuvre le plan d'action à l'échelle nationale.

"Nous devons poursuivre nos efforts de mobilisation des ressources nationales tout en renforçant notre coopération avec les partenaires techniques et financiers internationaux", a-t-il ajouté.

De son côté, le gouverneur, directeur de la Gestion des Risques naturels au sein du ministère de l’Intérieur, Abdallah Nassif, a rappelé que le Maroc, de par son positionnement géographique et sa formation géologique, est particulièrement exposé aux phénomènes extrêmes, une situation exacerbée par les changements climatiques.

Face à ce constat, le Maroc a renforcé ses capacités de prévention et d’anticipation conformément aux Hautes Instructions de SM le Roi, a-t-il affirmé, citant, à titre d’exemple, l’évacuation par les Forces Armées Royales de la population de Ksar El Kébir en début d’année en prévision d’une montée des eaux de l’oued Loukkos.

"Tout cela a été réussi avec l'intervention et la coordination de toutes les parties prenantes, avec un suivi journalier de la météo nationale et de l’évolution des crues, des flux entrants et sortants grâce aux informations livrées par les agences de bassins hydrauliques", a-t-il expliqué.

"Il s'agit d'un exemple d’une gouvernance réussie, résultat de la mise en place au Maroc depuis une dizaine d’année d’un système d’alertes précoces, dans le but ultime de limiter les pertes humaines et matérielles", a-t-il souligné.

La Consultation nationale sur le dispositif d’Alerte Précoce pour Tous, organisée par la Direction Générale de la Météorologie (DGM), relevant du ministère de l’Équipement et de l’Eau, et la Direction de la Gestion des Risques Naturels (DGRN) du ministère de l’Intérieur, a débuté mercredi à Casablanca, dans le cadre de l’initiative des Nations Unies "Early Warnings for All" (EW4All).

Cette rencontre, qui se poursuit jusqu’au 26 juin, s’inscrit dans l’ambition internationale portée par l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) et le Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophe (UNDRR), visant à garantir une couverture universelle des populations par des systèmes d’alerte précoce performants, inclusifs et pleinement opérationnels à l’horizon 2027.

MAP

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