La direction de la prison locale "El Jadida 2" dément les allégations concernant les conditions d'incarcération d'une détenue

La direction de la prison locale "El Jadida 2" dément les allégations concernant les conditions d'incarcération d'une détenue

La direction de la prison locale "El Jadida 2" a démenti les allégations relayées sur certains réseaux sociaux concernant les conditions d'incarcération de la détenue (S.A.), affirmant qu’il s’agit d’"allégations dénuées de tout fondement" visant à "induire l’opinion publique en erreur".

Dans une mise au point en réponse aux assertions selon lesquelles la détenue concernée "n’aurait pas contacté sa famille par téléphone pendant une semaine", l’établissement pénitentiaire a indiqué qu’elle avait l’habitude de communiquer régulièrement avec sa famille par téléphone, à raison de trois appels par semaine d’une durée minimale de 15 minutes chacun, précisant que son dernier appel à sa famille date du 12 juin 2026.

Le 15 juin 2026, l’intéressée a refusé d’utiliser le téléphone fixe de l’établissement lorsque son tour est venu, sans en préciser les raisons, et a réitéré ce refus le 17 juin 2026, selon la mise au point qui fait savoir que "la détenue bénéficie du droit de visite familiale" et que "sa dernière visite remonte au 6 mai 2026, sachant qu’elle avait demandé aux membres de sa famille de ne plus lui rendre visite jusqu’à ce qu’elle les sollicite elle-même".

Concernant les allégations faisant état de "craintes qu’elle ne mène une grève de la faim, notamment en raison de plusieurs maladies chroniques dont elle souffrirait", la direction de la prison locale "El Jadida 2" a affirmé que l’intéressée avait effectivement informé l’administration d'avoir entamé une grève de la faim, sans en préciser les motifs.

Dès le lancement par l’administration des procédures prévues par le guide de gestion des grèves de la faim, la détenue a déclaré à l’agente responsable de son quartier qu’elle n’était pas en grève de la faim, a recommencé à recevoir normalement ses repas qu'elle réchauffait dans l’espace prévu à cet effet au sein du quartier, avant de présenter une notification écrite annonçant la fin de la prétendue grève de la faim, ajoute le communiqué.

S’agissant des déclarations de sa famille selon lesquelles elle souffrirait de plusieurs maladies chroniques, notamment le diabète, l’hypertension artérielle et la sciatique, l’administration pénitentiaire a affirmé que ces allégations sont sans fondement, précisant que la détenue ne souffre d’aucune maladie chronique, comme l’atteste son dossier médical.

Quant aux allégations prétendant que l’administration de l’établissement ne répondait pas aux appels téléphoniques de sa famille souhaitant prendre de ses nouvelles, la direction de la prison locale "El Jadida 2" a assuré que la ligne téléphonique de l’établissement est mise à la disposition de l’ensemble des citoyens.

"Ce qui est diffusé sur les réseaux sociaux et certains sites électroniques au sujet des conditions de détention de cette pensionnaire n’est que le résultat d’une complicité manifeste entre cette dernière, certains membres de sa famille et un groupe connu pour son hostilité envers les institutions, l’objectif étant d’exagérer les faits et d’induire l’opinion publique en erreur en propageant et relayant de fausses informations", conclut le communiqué.

MAP

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