L’ambassadeur, représentant permanent du Royaume du Maroc auprès des organisations internationales à Vienne, Azzeddine Farhane, a souligné, jeudi, le rôle stratégique des centres régionaux affiliés aux Nations unies pour l’enseignement des sciences et technologies spatiales dans le renforcement des capacités humaines et institutionnelles nécessaires au développement des activités spatiales dans les pays arabes et africains.
S’exprimant à l’ouverture d’un side-event organisé conjointement par les missions permanentes du Maroc et de la Jordanie au siège de l’Office des Nations Unies à Vienne en marge de la 69e session du Comité des utilisations pacifiques de l’espace extra-atmosphérique (COPUOS), M. Farhane a souligné que la participation effective des nations aux activités spatiales dépend "non seulement de l’accès à la technologie, mais également de l’accès à l’éducation, à la formation et à l’expertise scientifique".
Dans ce contexte, a-t-il dit, les expériences du Centre régional africain de formation aux sciences et technologies spatiales en langue française (CRASTE-LF), basé à Rabat, et du Centre régional de formation aux sciences et technologies spatiales pour l’Asie occidentale (RCSSTEWA), établi à Amman, démontrent comment les institutions régionales peuvent servir de "catalyseurs du transfert de connaissances, du renforcement des capacités et du développement durable dans les régions arabe et africaine".
De son côté, l’ambassadeur représentant permanent de la Jordanie auprès des organisations internationales à Vienne, Mohammed Hindawi, a mis en avant la profondeur des relations fraternelles et de longue date entre le Maroc et la Jordanie, lesquelles se traduisent par "un engagement commun en faveur de la promotion du savoir, de la science et des opportunités offertes aux peuples de nos régions".
La Jordanie et le Maroc, a poursuivi le diplomate, sont les deux seuls pays arabes à accueillir des centres régionaux de formation en sciences et technologies spatiales affiliés aux Nations unies, desservant des communautés distinctes mais complémentaires en Asie occidentale, en Afrique du Nord et en Afrique francophone.
Selon lui, le rapprochement de ces deux centres au sein d’une même plateforme illustre la contribution collective des États arabes au renforcement des capacités, au développement des ressources humaines et à la promotion des utilisations pacifiques de l’espace.
Pour sa part, Driss Hadanni, directeur adjoint du Bureau des affaires spatiales des Nations Unies dont le siège est à Vienne, a relevé que "la valeur collective" des centres régionaux est encore plus grande lorsqu’ils travaillent ensemble à travers l’échange d’expertises, le développement d’activités conjointes, le partage de programmes de formation et la promotion de la coopération Sud-Sud.
Dans son allocution de clôture, M. Farhane a affirmé que "l’avenir du secteur spatial sera déterminé non seulement par les technologies que nous développons, mais aussi par les personnes que nous autonomisons".
Le CRASTE-LF et le RCSSTEWA, a-t-il poursuivi, illustrent "le pouvoir transformateur de l’éducation, du partage des connaissances et de la coopération internationale", ayant permis de former au fil des années des générations de scientifiques, d’ingénieurs, de chercheurs et de décideurs qui contribuent aujourd’hui au développement des activités spatiales dans leurs pays et régions respectifs.
Pour M. Farhane, le renforcement des centres d’excellence régionaux constitue "un investissement dans le savoir, dans les opportunités et dans la capacité de toutes les nations à participer pleinement aux utilisations pacifiques de l’espace extra-atmosphérique".
Organisé sous le thème "Centres régionaux affiliés à l'ONU pour l'éducation aux sciences et technologies spatiales dans les pays arabes", le side-event a été marqué par des présentations sur le CRASTE-LF et le RCSSTEWA axées sur leur contribution au renforcement des capacités, au développement des ressources humaines et au transfert des connaissances dans le domaine spatial.
La rencontre, qui s’est déroulée en présence de plusieurs ambassadeurs et diplomates accrédités à Vienne, a également permis de stimuler un dialogue sur les meilleures pratiques en matière d’éducation spatiale, en particulier dans les régions défavorisées et en développement.
Le CRASTE-LF, créé à Rabat en 1998, dessert les pays africains francophones, tandis que le RCSSTEWA, fondé à Amman en 2012, accompagne les pays arabophones d’Asie occidentale. Ensemble, les deux institutions constituent des plateformes régionales de coopération au service des utilisations pacifiques de l’espace et du développement durable.
MAP
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