Les GST constituent un outil essentiel pour passer de la gestion d'un secteur à l'édification d'un système de santé national intégré (M. Akhannouch)

Les GST constituent un outil essentiel pour passer de la gestion d'un secteur à l'édification d'un système de santé national intégré (M. Akhannouch)

Les Groupements Sanitaires Territoriaux (GST) constituent un outil essentiel pour passer d'une approche axée sur la gestion du secteur de la santé à une approche d'édification d'un système de santé national intégré, a affirmé le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch.

Dans une allocution prononcée mercredi à Casablanca, lors de la première réunion du Conseil d'Administration du GST de la région de Casablanca-Settat, M. Akhannouch a expliqué que cette orientation choisie par le Royaume, sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, vise "à passer de la gestion centrale dispersée à la gouvernance régionale intégrée; de l'accumulation des structures à l'organisation des circuits; et de la simple dépense des crédits à la mesure de l'impact et des résultats."

Le chef du gouvernement a souligné que le GST constitue un outil central de cette transformation, estimant qu'il s'agit d'un mécanisme permettant d'harmoniser les décisions en matière de santé, d'organiser l'offre, de garantir la cohérence entre la planification et le budget, d'aligner les ressources sur les besoins et d'associer la responsabilité aux résultats.

Il a également soutenu que les GST constituent un pilier institutionnel solide, car ils incarnent le passage de la réforme du système de santé national à la phase de mise en œuvre effective sur le terrain.

Et d’ajouter que la tenue du Conseil d'Administration du GST de la région Casablanca-Settat, tout en marquant une importante étape administrative et organisationnelle, porte un message clair: la réforme de la santé, telle que prônée par SM le Roi, doit positivement impacter le citoyen dans sa vie quotidienne et faire de l'accès aux soins un droit effectif, équitable et respectueux de la dignité humaine.

Dans le même ordre d'idées, M. Akhannouch a estimé que la santé n'était pas un secteur comme les autres de l'action publique, mais bien l'un des véritables indicateurs de la confiance des citoyens dans l'État et de la capacité des politiques publiques à protéger l'être humain et à préserver sa dignité.

Par ailleurs, il a fait remarquer que "la région de Casablanca-Settat revêt une importance particulière au sein du système national, car il s'agit de la plus grande région du Royaume en termes de population, avec environ 7,7 millions d'habitants, soit près de 21 % de la population nationale, un taux d'urbanisation supérieur à 73 % et une demande de soins de santé élevée et en constante augmentation".

"Cette région, confrontée à une pression sur l'offre de soins, présente un double défi : une forte densité démographique et urbaine d'une part, et des disparités territoriales en matière d'accès aux services d'autre part", a fait observer le Chef du gouvernement, notant que la pression sur les hôpitaux universitaires, l’offre limitée dans certaines provinces et le besoin croissant en spécialités font de cette région un véritable test pour la réussite de la réforme nationale de la santé.

Dans cette optique, M. Akhannouch a affirmé que le succès de la réforme du système de santé à l'échelle nationale dépend, dans une large mesure, de la réussite de sa mise en œuvre dans la région de Casablanca-Settat, relevant que la responsabilité est de taille, car le citoyen attend que cette réforme soit plus concrète, plus proche et plus tangible dans sa vie quotidienne, grâce à des services de santé plus rapides, de meilleure qualité et plus équitable.

Le Chef du gouvernement a poursuivi que l'enjeu dans la région de Casablanca-Settat consiste à passer d'établissements de santé fonctionnant de manière disparate à un système régional intégré, dans lequel le citoyen connaît son parcours et trouve le service adapté au moment et à l'endroit opportuns.

La prochaine étape, a-t-il enchaîné, doit s'appuyer sur la mobilisation des professionnels, un dialogue responsable, la formation continue et une gestion équitable des compétences, car aucune réforme du système de santé ne peut aboutir contre la volonté des professionnels, mais seulement grâce à eux et avec eux.

La réunion du Conseil d'Administration du GST de Casablanca-Settat a été marquée par l’examen et l’adoption du programme d’action du Groupement, le projet de budget au titre de l’exercice 2026, ainsi que les projets de résolutions nécessaires au lancement des activités du Groupement. L’ensemble de ces projets établit les fondements pratiques pour une gestion régionale intégrée de l’offre de santé, basée sur la planification, la coordination et l’amélioration de la qualité de prise en charge des citoyens.

MAP

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