Le Maroc a réitéré, lundi à Vienne, son soutien ferme au programme de coopération technique de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), ainsi que son engagement à "partager son expérience et son expertise à travers la coopération Sud-Sud et triangulaire".
"Le Maroc réaffirme son soutien ferme au Programme de coopération technique, qui demeure l’une des fonctions statutaires les plus importantes de l’Agence", a indiqué l’ambassadeur, représentant permanent du Royaume auprès des organisations internationales à Vienne, M. Azzeddine Farhane, à l’occasion de la tenue du Conseil des gouverneurs de l’AIEA du 8 au 12 juin dans la capitale autrichienne.
S’exprimant au titre du point 3 de l’ordre du jour consacré au Rapport annuel 2025 de l’Agence, M. Farhane a salué les progrès enregistrés par l’AIEA au cours de l’année écoulée sous la conduite de son Directeur général, Rafael Mariano Grossi, soulignant la contribution croissante des applications nucléaires dans des domaines essentiels tels que la sécurité énergétique, la sécurité alimentaire, la gestion des ressources hydriques, la protection de l’environnement et la santé.
Au volet de la coopération technique, le diplomate a rappelé qu’en 2025, l’AIEA a mené en Afrique quelque 178 projets nationaux, 19 projets régionaux, accordé 843 bourses et visites scientifiques, assuré la participation de 1.357 personnes à des formations et organisé 32 cours régionaux.
Il s’est félicité du taux de réalisation du Fonds de coopération technique, qui a atteint 99,6 % à la fin de l’année 2025, ainsi que des résultats enregistrés par les initiatives phares de l’Agence, notamment "Atoms4Food", "NUTEC Plastics", "Rays of Hope" et "ZODIAC", qui apportent un soutien concret aux États membres à travers le renforcement des capacités, le transfert de connaissances et la mobilisation de partenariats.
Le diplomate a saisi l’occasion pour réitérer l’engagement du Maroc à œuvrer de manière constructive afin de renforcer la contribution de l’AIEA à la paix, au développement et à la prospérité, ainsi que son attachement au renforcement de la coopération technique et au partage de son expertise au profit des pays africains.
Revenant sur les efforts du Royaume, M. Farhane a relevé que le Rapport annuel 2025 met en exergue l’organisation au Maroc, en mai 2025, d’une École des réacteurs de recherche destinée à former de jeunes professionnels dans divers domaines liés à la physique, à l’exploitation sûre et aux applications des réacteurs de recherche.
Réaffirmant l’importance du maintien des normes les plus élevées en matière de sûreté et de sécurité nucléaires, il a rappelé que la responsabilité première dans ces domaines incombe à chaque État membre, tout en soulignant le rôle central de l’AIEA dans le renforcement de la coopération internationale, l’élaboration des normes de sûreté et l’assistance aux États qui en font la demande.
M. Farhane a insisté sur le fait que "la sûreté et la sécurité nucléaires doivent faciliter, et non entraver, les utilisations pacifiques de la technologie nucléaire ainsi que la coopération internationale dans ce domaine".
Le Royaume "soutient les efforts visant à garantir des ressources suffisantes, assurées et prévisibles au Programme de coopération technique afin de répondre efficacement aux besoins croissants et aux priorités des États membres", a poursuivi le diplomate.
Au titre du point 4 de l’ordre du jour consacré au rapport technique de l’AIEA, M. Farhane a réitéré l’engagement ferme du Maroc à "partager son expérience et son expertise à travers la coopération Sud-Sud et triangulaire", notamment dans le cadre de l’Accord régional de coopération pour l’Afrique sur la recherche, le développement et la formation dans le domaine de la science et de la technologie nucléaires (AFRA).
Le diplomate a ainsi mis en avant la contribution des institutions nationales aux efforts de développement de l’AIEA, relevant que le Centre national de l’énergie, des sciences et des techniques nucléaires (CNESTEN) a organisé plusieurs formations spécialisées et manifestations scientifiques au profit d’experts issus de plus de quarante États membres africains.
Dans ce contexte, il a indiqué que le CNESTEN accueillera, le 15 juin 2026, la 37e réunion du Groupe de travail technique de l’AFRA, en prélude à la présidence marocaine de cet accord pour la période 2026-2027.
M. Farhane a, en outre, souligné le rôle de l’Agence marocaine de sûreté et de sécurité nucléaires et radiologiques (AMSSNuR), qui, en sa qualité de centre collaborateur et de centre de renforcement des capacités de l’AIEA, continue d’apporter un soutien pratique aux autorités de régulation africaines.
En conclusion, le diplomate a appelé à l’organisation d’une réunion d’évaluation ouverte à l’ensemble des États membres afin d’examiner collectivement les résultats enregistrés par les initiatives phares de l’AIEA, d’échanger les expériences et d’identifier les moyens de renforcer davantage leur efficacité et leur impact à long terme.
MAP
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