La Banque africaine de développement (BAD) a publié l’édition 2026 de sa Revue annuelle sur l’efficacité du développement (RAED), qui souligne sa contribution au développement de l’Afrique l’an dernier et décrit comment elle adapte ses opérations à un environnement mondial en rapide évolution.
Le rapport a été publié à l’occasion des Assemblées annuelles 2026 du Groupe de la Banque, qui se tiennent à Brazzaville jusqu'au 29 mai.
Dans un contexte mondial marqué par la baisse des flux d’aide bilatérale, la montée du protectionnisme, les tensions géopolitiques et les pressions climatiques croissantes, l’Afrique est de plus en plus appelée à mobiliser ses propres ressources et à bâtir des économies plus résilientes.
"Il ne s’agit plus d’un cycle passager de perturbations ; cela signale plutôt un changement structurel du paysage mondial, qui exige une refonte fondamentale de la voie de développement de l’Afrique", a déclaré le président de la BAD, Sidi Ould Tah.
Le RAED 2026 illustre la réponse du Groupe de la Banque à cette évolution et sa détermination à aider les pays à accélérer une croissance inclusive, à renforcer les systèmes financiers et à impulser une transformation à long terme.
Intitulé "Mobiliser des ressources à grande échelle pour le financement du développement de l’Afrique", le rapport présente les principaux résultats de développement obtenus en 2025 en application de la Stratégie décennale (2024-2033) de la BAD et de son cadre de gestion des résultats, reflétant l’accent accru mis par l’institution sur l’impact à travers ses performances opérationnelles, institutionnelles et de développement.
En 2025, les approbations de la Banque pour de nouvelles opérations ont atteint 10,9 milliards de dollars, se rapprochant du record de 11,5 milliards de dollars (8,47 milliards d’unités de compte) atteint en 2024, soit le plus élevé de l’histoire de la Banque.
Quelque 4,3 milliards de dollars supplémentaires ont été mobilisés auprès de partenaires du développement, d’investisseurs institutionnels et de prêteurs commerciaux, reflétant une dynamique croissante dans la mobilisation de capitaux publics et privés pour le développement de l’Afrique.
La vision stratégique des "Quatre Points cardinaux" du président Ould Tah met l’accent sur la libération du capital de l’Afrique, la restauration de la souveraineté financière du continent, la transformation de la démographie en dividende, ainsi que la construction d’infrastructures résilientes et de chaînes de valeur compétitives.
Elle fournit un cadre pour guider la priorisation stratégique du Groupe de la Banque, la mise en œuvre opérationnelle et le rôle catalyseur de l’institution dans la mobilisation d’investissements à grande échelle pour l’Afrique.
"Dans un environnement de plus en plus complexe, notre efficacité sera mesurée non seulement à l’aune de nos engagements, mais aussi à celle de nos réalisations, ainsi que de la rapidité et de l’ampleur avec lesquelles nous les mettons en œuvre", a dit la M. Ould Tah.
Et d’ajouter : "Guidés par les Quatre Points cardinaux, nous restons déterminés à donner la priorité aux investissements qui libèrent les atouts de l’Afrique, renforcent sa résilience et élargissent les opportunités économiques inclusives pour ses populations".
La RAED est le rapport annuel phare de la BAD qui évalue sa contribution au développement durable sur le continent.
Le rapport examine les progrès accomplis par l’institution dans la promotion de la transformation économique de l’Afrique dans des secteurs prioritaires, tels que l’énergie et les systèmes électriques, l’agriculture et les systèmes alimentaires, l’industrie et le développement du secteur privé, l’intégration régionale et le commerce, ainsi que le développement humain et les services sociaux.
Il intègre également des priorités transversales en matière de genre, de jeunesse, d’action climatique, de gouvernance et de résilience, tout en évaluant les performances opérationnelles et institutionnelles de la Banque.
MAP
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