Des experts, chercheurs et professionnels de la santé du Maroc et d'ailleurs se sont réunis, samedi à Marrakech, à l'occasion du 24e Congrès de la Société marocaine de lutte contre les maladies infectieuses (SMALMI), pour débattre des grands défis relatifs aux maladies infectieuses.
Organisé sous le thème "Innovations et stratégies face aux enjeux infectieux majeurs", cet événement scientifique (15-16 mai), placé sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, a pour principal objectif d'approfondir les discussions sur les défis actuels et futurs liés aux maladies infectieuses, un domaine qui demeure au cœur des priorités de santé publique au Maroc et dans le monde.
S’exprimant à cette occasion, le président de la SMALMI, Saïd Zouhair, a souligné que ce congrès s’inscrit dans une tradition de mobilisation des experts et des institutions afin d’apporter des réponses concrètes aux défis liés aux maladies infectieuses et invasives, mettant en avant la collaboration étroite avec les acteurs de référence du secteur et les autorités sanitaires pour mieux anticiper les épidémies et lutter contre les résistances.
Il a, par la suite, procédé à la présentation de la situation épidémiologique mondiale du Hantavirus, expliquant notamment les facteurs favorisant son émergence et sa propagation, ainsi que les moyens scientifiques et organisationnels nécessaires pour anticiper tout risque potentiel et s’y préparer de manière précoce.
De son côté, le président de la Société marocaine des sciences médicales, Moulay Saïd Afif, a fait savoir que la réforme du système de santé engagée au Maroc accorde une place centrale à la prévention et au renforcement des ressources humaines, mettant en avant le rôle du système de veille sanitaire dans le suivi des risques épidémiques et la communication avec les citoyens.
M. Afif a par ailleurs évoqué les avancées réalisées dans l’élaboration de protocoles thérapeutiques destinés à garantir une prise en charge équitable des patients à l’échelle nationale, ainsi que le développement de nouveaux protocoles liés à l’innovation médicale, notamment en chirurgie robotique.
Pour sa part, le directeur de l'Hôpital Militaire Avicenne de Marrakech, le Général Lachgar Belkacem, a relevé que, malgré les avancées majeures de la médecine et des sciences biologiques, les maladies infectieuses demeurent un défi majeur de santé publique à l’échelle mondiale, rappelant que les crises sanitaires récentes ont mis en évidence la vulnérabilité persistante des sociétés face aux menaces infectieuses.
Il a également mis en relief le rôle accru de la biologie médicale, de l’intelligence artificielle (IA) et des technologies numériques dans l’anticipation, la détection et la surveillance des risques infectieux, estimant que ces innovations doivent s’appuyer sur une collaboration scientifique renforcée et une approche multidisciplinaire au service de la santé publique.
Au programme de ce Congrès figuraient plusieurs sessions de débats portant sur des thématiques majeures, notamment les nouvelles recommandations nationales pour le traitement du VIH et de l’hépatite virale B, la résistance bactérienne aux antibiotiques, les stratégies de réduction progressive des traitements, la tuberculose au Maroc, les pneumonies communautaires, les infections invasives à pneumocoque, le virus respiratoire syncytial, ainsi que les dernières avancées en vaccinologie.
En outre, des ateliers pratiques sur l’interprétation des résultats de l’antibiogramme ont été organisés, afin de permettre aux médecins d’actualiser leurs connaissances et de consolider leurs compétences cliniques.
MAP
Les grands défis des maladies infectieuses en débat à Marrakech
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