Le gouvernement veillera à faire baisser les prix des carburants à la pompe après la trêve annoncée entre les États-Unis et l’Iran qui permettra de rouvrir le détroit d’Ormuz, a affirmé, mercredi, le premier ministre français, Sébastien Lecornu.
« Cette avancée diplomatique a de premiers effets sur le prix du pétrole », s'est félicité le locataire de Matignon, qui estime que "quand les prix mondiaux baissent, les prix à la pompe doivent baisser, aussi vite qu'ils sont montés dès ce weekend et en début de semaine prochaine».
"Le gouvernement y veillera», a-t-il dit, notant que les ministres concernés et les services de l'État réuniront à cet effet "toute la filière, des raffineurs aux distributeurs" et qu'un "plan de contrôle sera déclenché".
M. Lecornu a rassuré qu’«il n’y a pas de crise de volume : le pétrole arrive en France. Mais des problèmes d’approvisionnement locaux peuvent encore affecter certaines stations ».
Les prix du pétrole ont connu une envolée spectaculaire à travers le monde depuis le déclenchement de la guerre au Moyen Orient, mais une vague de soulagement traverse les marchés mondiaux ce mercredi, conséquence directe de la trêve de deux semaines annoncée entre les États-Unis et l'Iran.
Le prix du pétrole chute avec la perspective de la réouverture du détroit d'Ormuz par où transite 20% de la production mondiale.
Ainsi, le Brent de la mer du Nord dévissait de 13,24% à 94,80 dollars le baril vers 15H45 GMT, et le WTI américain plongeait de 15,56% à 95,38 dollars le baril.
A ce rythme, les deux références mondiales se dirigent vers leur plus forte chute en une séance depuis l'éclatement de la crise du Covid-19 début 2020.
MAP
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