Le Maroc, sous la conduite de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, a instauré une approche migratoire fondée sur des constantes éthiques non négociables, a affirmé, mercredi au Caire, l’ambassadeur du Royaume en Égypte, Mohamed Aït Ouali.
"Sa Majesté le Roi a doté le Royaume du Maroc d’une approche en matière de migration reposant sur des constantes éthiques non négociables, notamment la dignité humaine, le partenariat véritable et la responsabilité partagée, au-delà des slogans et des considérations politiques", a souligné M. Aït Ouali, qui s’exprimait lors de la réunion ministérielle des pays africains leaders dans la mise en œuvre du Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières.
Au niveau national, il a rappelé que le Maroc a lancé de vastes programmes de régularisation des migrants en situation irrégulière, leur garantissant un accès effectif à l’éducation, à la santé et à un emploi décent, notant que l’intégration n’est ni un privilège ni un luxe, mais un devoir dicté par les valeurs et les impératifs de durabilité.
À l’échelle continentale, le diplomate a indiqué que le Royaume a initié l’Agenda africain pour la migration, devenu une feuille de route adoptée par l’Union africaine, ajoutant que ces efforts ont été couronnés par la création de l’Observatoire africain des migrations à Rabat, qui fournit aux décideurs des données fiables nécessaires à une gouvernance éclairée.
Au niveau international, il a relevé que le Maroc a consolidé un partenariat exemplaire avec l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), s’étendant sur plus de deux décennies au service des droits et de la dignité des migrants.
"Nous nous réunissons à la veille de la deuxième revue du Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières, cet édifice que nous avons construit ensemble à Marrakech en 2018, nous interpellant sur une question incontournable : devons-nous nous contenter d’une présence formelle et entériner les engagements et conclusions, ou raviver l’esprit du Pacte de Marrakech avec davantage de volonté politique et d’engagement ?", a-t-il relevé.
La migration requiert une responsabilité partagée et des solutions collectives, a-t-il estimé, notant que le Maroc, en tant que pays d’origine, de transit et de destination, considère qu’aucun État ne peut relever seul ces défis et que les approches isolationnistes ne font qu’accentuer les déséquilibres.
Dans cet esprit de responsabilité partagée ayant conduit à l’Appel de Marrakech, a expliqué M. Aït Ouali, le Maroc a proposé plusieurs axes d’action, notamment l’élargissement du réseau des observatoires nationaux africains des migrations et le renforcement de leur coopération avec l’Observatoire africain des migrations basé à Rabat.
Parmi ces axes figurent également la valorisation des expériences réussies, le soutien aux pays leaders, la garantie de la pérennité des ressources financières et l’élargissement des partenariats.
Il a, en outre, fait savoir que la question migratoire se trouve aujourd’hui à un tournant décisif, entre une voie marquée par le repli, la peur et les murs qui obstruent la vision, et une autre fondée sur le dialogue, la solidarité et la prospérité partagée, ouvrant de nouvelles perspectives. Et d'ajouter que les pays africains leaders portent une double responsabilité : démontrer que les engagements ne doivent pas rester lettre morte et faire de l’Afrique un acteur à part entière dans la définition de l’avenir de la migration mondiale, et non un simple objet de débats.
M. Aït Ouali a conclu que le Royaume du Maroc poursuivra son engagement aux côtés de l’ensemble des partenaires en faveur d’un multilatéralisme effectif, fondé sur l’action concrète et l’impact réel sur le terrain.
MAP
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