M. Zniber préside à Genève la première réunion technique du Groupe des Amis du Sport et de la Migration

M. Zniber préside à Genève la première réunion technique du Groupe des Amis du Sport et de la Migration

L'ambassadeur, représentant permanent du Maroc auprès de l’ONU à Genève, Omar Zniber, a présidé, mercredi au siège de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), la première réunion technique du Groupe des Amis du Sport et de la Migration, en présence d’une trentaine de délégations.

Créé en décembre 2025 dans le sillage d’une réunion de haut niveau tenue à New York, ce Groupe vise à structurer, à l’échelle multilatérale, le lien entre sport et gouvernance migratoire.

Présidant cette rencontre en sa qualité de co-facilitateur aux côtés de Ugochi Daniels, directrice générale adjointe de l’OIM, M. Zniber a souligné la nécessité de "passer de l’engagement politique à une réalité opérationnelle", mettant en avant une approche fondée sur des données empiriques démontrant l’impact du sport sur la réduction des préjugés et le renforcement de la cohésion sociale.

A cet égard, l’ambassadeur a défini quatre axes stratégiques guidant l’action du Groupe: l’inclusion sociale et la cohésion communautaire, la protection des droits humains et la lutte contre les discriminations, l’autonomisation économique des migrants, ainsi que la cohérence des politiques publiques. Il a insisté sur la nécessité d’ériger le sport en outil transversal des politiques migratoires, en complément du Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières.

La feuille de route pour 2026 s’articule autour de plusieurs jalons clés, dont la collecte et la cartographie des bonnes pratiques aux niveaux national et local, en amont du Forum d’examen des migrations internationales (IMRF), prévu en mai à New York. À cet égard, M. Zniber a annoncé la sélection, parmi les 17 événements officiels du Forum, d’un événement parallèle porté par le Maroc au nom du Groupe.

Cette rencontre, coorganisée avec l’OIM, visait à aboutir à la présentation de pratiques fondées sur des preuves, à l’élaboration de recommandations concrètes, à la formulation d’engagements volontaires des États, ainsi qu’au lancement d’un compendium mondial en ligne des bonnes pratiques, a-t-il noté.

Selon le diplomate, ce dernier constituera l’aboutissement du cycle 2026, avec une publication prévue en décembre, destinée à capitaliser et diffuser des initiatives démontrant le rôle structurant du sport dans l’inclusion, la protection et l’intégration socio-économique des migrants.

De son côté Mme Daniels, a salué la pertinence de cette initiative portée par le Maroc qui "consolide son rôle de catalyseur dans la gouvernance mondiale des migrations, rôle acquis depuis Marrakech en 2018 et réaffirmé par son statut de pays champion", soulignant que le sport constitue un levier stratégique, et non simplement symbolique, pour l’inclusion sociale, la cohésion communautaire et la résilience des populations migrantes.

La directrice générale adjointe de l’OIM a également affirmé que cette plateforme ne devait pas être "un énième espace de discussion", mais un cadre opérationnel directement articulé aux objectifs du Pacte mondial, en particulier ceux relatifs à l’approche impliquant l’ensemble de la société et à l’inclusion sociale.

L’OIM entend formaliser le sport comme point d’entrée programmatique à part entière dans son action opérationnelle, en s’appuyant sur les remontées de terrain convergentes qui confirment l’outil sportif comme médiateur d’intégration, selon la responsable.

Au-delà de la rhétorique inclusive, Mme Daniels a utilement rappelé la dimension protectrice du sport dans le contexte migratoire. Pour l’OIM, le Groupe vise ainsi à promouvoir des migrations liées au sport qui soient sûres, régulées, éthiques et inclusives.

Les échanges interactifs ont confirmé l’intérêt suscité par l’initiative, plusieurs délégations, notamment celles de l’Irak, de l’Espagne, de l’Azerbaïdjan et du Brésil, ayant mis en avant l’universalité du sport comme vecteur d’inclusion et de dialogue.

Cette première réunion visait à jeter les bases opérationnelles du Groupe en 2026, en présentant ses objectifs, ses modalités de travail et ses priorités thématiques, tout en ouvrant un espace d’échange sur les contributions possibles des États et partenaires. Elle devait également initier la cartographie des initiatives existantes et la collecte des bonnes pratiques à l’échelle mondiale, encourager l’adhésion de nouveaux membres et identifier des synergies avec les processus internationaux en cours, notamment l’IMRF.

MAP

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