Mme Amina Bouayach, présidente du Conseil national des droits de l’Homme, en sa qualité de présidente de l’Alliance mondiale des institutions nationales des droits de l’Homme (GANHRI), a eu des entretiens, mercredi à Genève, avec le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme, M. Volker Türk.
Les discussions, qui ont eu pour cadre la salle marocaine au Palais des Nations, ont permis un échange des vues et des préoccupations concernant les questions des droits de l’Homme dans le monde, notamment dans un contexte marqué par le recul du multilatéralisme et l’insuffisance des financements consacrés aux droits de l’Homme.
Les échanges ont porté aussi sur les priorités liées au renforcement du rôle des institutions nationales des droits de l’Homme (INDH), y compris à travers l’encouragement des États à mettre en place ces institutions, sachant que seuls 115 Etats membres de l’ONU disposent actuellement d’INDH, et que toutes ne bénéficient pas du statut d’accréditation "A", garantissant la conformité de leurs missions aux Principes de Paris régissant leur fonctionnement.
A cette occasion, M. Türk a souligné que le rôle des INDH est “central”, qualifiant la GANHRI comme “partenaire solide dans le domaine des droits humains”, tout en insistant sur le caractère essentiel des missions de ces institutions pour renforcer la protection et la promotion des droits de l’Homme, tant au niveau national qu’international.
Ont pris part à cette rencontre, aux côtés de la délégation marocaine et de responsables du Haut-Commissariat aux droits de l’Homme, et de la GANHRI, notamment sa secrétaire générale, l’Irlandaise Alison Kilpatrick.
À l’issue des entretiens, il a été convenu de lancer des initiatives et des actions de plaidoyer conjointes visant à encourager les États à créer et à renforcer les missions des institutions nationales des droits de l’Homme.
MAP
Le renforcement du rôle des institutions nationales des droits de l’Homme au menu d'entretiens à Genève entre Mme Bouayach et Volker Türk
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