La présidente du Conseil national des Droits de l'Homme (CNDH), Amina Bouayach, a présidé, lundi au Palais des Nations à Genève, une réunion du groupe africain sur la migration, en présence de représentants de 23 pays africains.
Cette réunion s’inscrit dans le cadre des travaux du Réseau des institutions nationales africaines des droits de l’Homme (RINADH), dont le Maroc, représenté par Mme Bouayach, préside le groupe de travail sur la migration et les droits des migrant(e)s. Outre le Maroc, le groupe comprend le Nigeria, le Kenya, le Burundi et le Zimbabwe, ainsi que Maurice et la Mauritanie (membres observateurs).
Dans son allocution d’ouverture, Mme Bouayach a mis en garde contre les répercussions de la crise internationale sur les droits, et plus particulièrement sur les droits liés à la migration, dans un contexte mondial marqué par une érosion de la confiance envers les institutions internationales.
Face à la montée des politiques unilatérales restreignant les droits des migrant(e)s, à la politisation des questions migratoires et aux tentatives de les associer exclusivement aux enjeux sécuritaires, notamment dans les pays du Nord, ainsi qu’aux tensions géopolitiques, au recul de la solidarité internationale et au manque de ressources, la présidente du CNDH a souligné que les institutions nationales des droits de l’Homme demeurent en première ligne pour la protection et la promotion des droits des personnes en situation de mobilité, grâce à leurs mandats multidimensionnels.
"Dans notre plaidoyer international, à Genève et à New York, nous aspirons à innover en matière de coopération afin de garantir une meilleure protection des droits des migrants dans notre espace africain", a affirmé Mme Bouayach.
En plus de la poursuite du plaidoyer africain et international, du renforcement des capacités et du partage des bonnes pratiques, les travaux du groupe africain sur la migration ont été marqués durant ce mandat par la signature d’un accord de coopération à Rabat (avril 2025) avec le groupe des Nations unies sur les droits des travailleurs migrants.
L’importance de cet accord réside dans l’établissement d’un cadre institutionnel structuré pour la coopération, l’échange d’informations et la coordination des efforts de plaidoyer afin d’encourager les États à ratifier la convention internationale pertinente, ainsi que de renforcer les mécanismes de suivi et de mise en œuvre, reflétant un engagement commun en faveur du renforcement de la protection des droits des migrants et des membres de leurs familles et de l’ancrage d’un partenariat durable entre les institutions nationales africaines et le système onusien.
Ont pris part à la réunion des représentants des institutions nationales des droits de l’Homme du Maroc, du Cameroun, de l’Éthiopie, du Nigeria, de la Gambie, du Ghana, du Togo, du Zimbabwe, de l’Égypte, de la République démocratique du Congo, du Burundi, du Congo, de la Libye, de la Zambie, de l’Afrique du Sud, de la Somalie, de la Namibie, de Maurice, du Sénégal, du Cap-Vert, de la Mauritanie et de la Côte d’Ivoire.
La réunion du groupe africain se tient à Genève en marge de la réunion annuelle de l’Alliance mondiale des institutions nationales des droits de l’Homme (GANHRI), présidée par Mme Bouayach.
MAP
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