L'ONU appelle à s’élever contre la discrimination raciale, un fléau qui déshumanise des communautés entières

L'ONU appelle à s’élever contre la discrimination raciale, un fléau qui déshumanise des communautés entières

 L’Organisation des Nations Unies a appelé, lundi, à s’élever contre la discrimination raciale, un fléau qui sème la méfiance, déshumanise des communautés entières et alimente bon nombre des problèmes auxquels le monde est confronté.

La discrimination raciale exacerbe plusieurs défis actuels, "y compris les inégalités économiques, sociales et politiques", a souligné le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, ajoutant qu’elle se propage davantage avec les outils et technologies numériques, qui "perpétuent des mensonges et des stéréotypes néfastes, débouchant souvent sur des violences et des abus dans le monde réel".

Le chef de l’ONU, qui s’exprimait lors d’une séance plénière commémorative de l’Assemblée générale à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale, s’est dit "profondément préoccupé par la banalisation du racisme et de la xénophobie sur les plateformes numériques et dans le discours politique".

Pour faire face à cette situation, les gouvernements, les institutions, les entreprises et les communautés "doivent (…) prendre des mesures urgentes et concrètes" pour mettre fin à ces pratiques, a-t-il préconisé.

Pour le secteur privé, la lutte contre le racisme et la discrimination raciale implique de veiller à ce que les chaînes d’approvisionnement, les lieux de travail, les produits et les services respectent les Principes directeurs des Nations Unies. Pour les États membres, elle passe par la ratification universelle et la pleine mise en œuvre de la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale, a-t-il précisé.

Pour sa part, la présidente de l’Assemblée générale, Annalena Baerbock, a déploré qu’"aucun n’est à l’abri du fléau du racisme", qui se manifeste notamment à travers le profilage racial, l’assimilation forcée des minorités ethniques et des peuples autochtones, les discours déshumanisants à l’égard des migrants et des réfugiés, ainsi que les algorithmes des réseaux sociaux qui perpétuent les préjugés.

Lutter contre la discrimination et le racisme requiert la mise en place de mesures visant à renforcer la responsabilité et la transparence, ainsi que des investissements dans les fondements de l’égalité. Cela exige également des États membres qu’ils élaborent des stratégies pour remédier à la persistance du profilage racial, à l’assimilation forcée des minorités et aux discours déshumanisants visant migrants et réfugiés, a insisté Mme Baerbock.

Même son de cloche chez le Haut-Commissaire aux droits de l’homme, Volker Türk, qui a souligné l’importance de la "volonté politique" pour éliminer la discrimination.

Il s’agit aussi, a-t-il poursuivi, de promulguer des lois "rigoureusement appliquées", de cultiver l’empathie et la compassion, de renforcer la responsabilisation face à toutes les formes de discrimination raciale et de haine ainsi que de garantir la justice pour les victimes et leurs familles.

Proclamée en 1966, cette Journée internationale, célébrée le 21 mars, vise à mobiliser la communauté internationale afin de redoubler d’efforts pour éliminer toutes les formes de discrimination raciale.

MAP

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