L'ambassadeur, représentant permanent du Maroc auprès des Nations unies à Vienne, Azzedine Farhane, a souligné l’engagement actif du Maroc dans des partenariats régionaux et internationaux face à la nature transnationale du trafic de drogues.
"Le Maroc demeure activement engagé dans des partenariats régionaux et internationaux afin de faire face à la nature transnationale du trafic de drogues ", a indiqué M. Farhane, lors d’un side-event organisé en marge de la 69e Commission sur les stupéfiants (CND).
Le diplomate a, dans cette veine, relevé que le Maroc s’attache au renforcement du consensus international et de l’action collective face au problème mondial de la drogue, en mettant l’accent sur des politiques intégrées, la coopération internationale et l’investissement dans la prévention.
"L’expérience a montré que les réponses limitées à une seule dimension ne peuvent produire de résultats durables", a-t-il fait observer, ajoutant que pour réduire les marchés de drogues illicites, il faut agir simultanément sur l’offre et la demande, tout en veillant à ce que nos politiques restent cohérentes, coordonnées et fondées sur des données factuelles.
Lors de cette rencontre organisée sous le thème : "Réduire l’offre et la demande de drogues : parler d’une seule voix et agir dans la même direction", M. Farhane a fait une radioscopie des efforts mondiaux face aux drogues. Il a, dans ce contexte, mis en garde contre une approche opposant "différentes priorités", telles que l’application de la loi et la santé publique, la prévention et les soins, ou encore l’éducation et la sécurité.
"En réalité, ces approches ne sont pas des alternatives concurrentes mais des piliers complémentaires d’une stratégie efficace et durable", a-t-il souligné, mettant en avant les grandes lignes de la stratégie nationale du Royaume, laquelle illustre "l’importance d’une telle approche intégrée".
Cette stratégie s’articule autour de plusieurs piliers, notamment le renforcement de la lutte contre le trafic illicite et les réseaux criminels, la prévention et à la sensibilisation, en particulier auprès des jeunes.
Elle repose également sur un accès élargi aux services de traitement, de prise en charge et de réhabilitation, ainsi qu’une coordination étroite entre les différents acteurs concernés, notamment les autorités publiques, les institutions de santé, les acteurs éducatifs et les organisations de la société civile.
Fort de cette expérience, le Royaume a proposé plusieurs pistes susceptibles de contribuer à un consensus plus large et à une action plus efficace au niveau international.
"Nous devrions continuer à promouvoir des politiques intégrées qui s’attaquent simultanément à l’offre et à la demande, en reconnaissant que les mesures en matière de sécurité, de santé et d’action sociale doivent se renforcer mutuellement", a souligné M. Farhane.
Il a, par ailleurs, souligné la nécessité d'"investir davantage dans la prévention et l’éducation", en particulier auprès des jeunes, pour réduire la demande à long terme, ainsi que l’impératif de "continuer à soutenir les approches fondées sur des données factuelles et l’échange de bonnes pratiques, afin de permettre aux pays de concevoir des politiques à la fois efficaces et adaptées à leur contexte national".
Le Maroc demeure pleinement engagé à travailler avec l’ensemble des partenaires afin de promouvoir des réponses coordonnées, fondées sur des données probantes et respectueuses de la dimension humaine du problème mondial de la drogue, conformément aux engagements internationaux communs, a conclu le diplomate.
Organisé par la France avec le soutien de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), de l'OMS, de l'Union européenne, du Brésil, de la Grèce, du Japon, du Maroc, du Pérou et du Royaume-Uni, l’événement a réuni une vaste audience composée notamment du président de la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (MILDECA, France), Nicolas Prisse, du directeur exécutif par intérim de l'ONUDC, John Brandolino, ainsi que de Richard Chidwick de l’Unité conjointe de lutte contre la drogue du gouvernement britannique.
L’événement avait pour objectif de parvenir à un consensus aussi large que possible sur la lutte contre l'offre et la demande de drogues, ainsi que sur les moyens de mener cette lutte.
MAP
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