L’heure est à l’action pour avancer sur le nucléaire, « source de progrès et de prospérité » (M. Macron)

L’heure est à l’action pour avancer sur le nucléaire, « source de progrès et de prospérité » (M. Macron)

L’heure est à l’action pour avancer sur le nucléaire en tant que source de « progrès », « de prospérité » et d’«indépendance», a affirmé le président français, Emmanuel Macron à l’ouverture, mardi à Paris, du deuxième Sommet mondial sur l'énergie nucléaire organisé à l’Initiative de la France en partenariat avec l’Agence internationale de l’Energie atomique (AIEA).

« Si nous sommes réunis ici, représentants de gouvernements, scientifiques, industriels et société civile, c’est parce que nous nous partageons une conviction simple : nous avons besoin du nucléaire car il est source de progrès, de prospérité et d’indépendance », a souligné M. Macron dans son discours inaugural du sommet qui se tient avec la participation du Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch qui représente Sa Majesté le Roi Mohammed VI.

"Le nucléaire est clé pour réconcilier à la fois l'indépendance et donc la souveraineté énergétique, la décarbonation et donc la neutralité carbone à horizon 2050, et la compétitivité et donc la création d'emplois de nos économies », a ajouté le chef de l’Etat français qui a insisté sur l’importance d’investir dans le nucléaire civil pour être au rendez-vous de la transition énergétique dans un contexte géopolitique où la dépendance aux hydrocarbures peut "devenir un instrument de pression, voire de déstabilisation".

Soulignant l’importance du renforcement de la coopération internationale dans ce domaine, M. Macron a proposé une action articulée autour de neuf axes, dont le premier consiste à investir sur les projets en cours, « investir pour rénover, améliorer la performance et la sûreté ».

Le deuxième axe consiste à « continuer de monter en cadence et pour cela de standardiser ».

« C'est un axe fondamental si on veut gagner en compétitivité dans la filière », soutient le président français qui appelle à « standardiser entre nos pays pour faciliter le développement de réacteurs communs », citant l’exemple des « petits réacteurs modulaires qui ne pourront avoir des gains économiques que si nous pouvons répliquer les réacteurs à l'identique entre nos pays ».

Convaincu qu’ « on ne peut pas être rentable et compétitif si on fait à chaque fois un nouveau prototype », M. Macron perçoit la standardisation (entre pays, constructeurs, énergéticiens) comme « un élément clé pour réduire les coûts, réduire les délais et nous assurer que le nucléaire sera au rendez-vous de la transition énergétique » et partant « accélérer et baisser les coûts pour nos sociétés ».

Le troisième axe a trait au financement. « Nous devons arriver à mieux financer ces projets, qu'ils soient du nucléaire classique ou innovant », a affirmé le président français qui appelle à continuer à mobiliser le financement public mais aussi privé dans ce sens.

M. Macron a souligné aussi la pertinence de bâtir de grands projets, mutualisés et financés, et de créer de l'interconnexion.

« Comme on a su le faire sur l'hydrogène, sur les batteries, nous devons mobiliser des grands projets d'intérêt européen commun pour financer le nucléaire », a-t-il dit.

Les autres axes de sa vision pour le développement du nucléaire civil consistent, entre autres, en la création de « vraies connexions transfrontalières, en améliorant aussi le niveau de qualité des réseaux européens tels qu'ils existent », davantage de coopération internationale pour diversifier et sécuriser les approvisionnements en uranium, « pour être moins dépendants des soubresauts géopolitiques », la consolidation de la supply chain, outre les enjeux de la formation des métiers et de l'attractivité ou encore la promotion des efforts de recherche et développement.

Organisé dans un contexte marqué par la hausse des besoins en électricité et par l’accélération des stratégies de décarbonation, le deuxième Sommet mondial sur l’énergie nucléaire entend s’imposer comme un cadre politique de référence pour le développement du nucléaire civil, en complément des enceintes techniques de l’AIEA et en amont de plusieurs échéances internationales prévues en 2026, dont la conférence d’examen du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires.

Cette rencontre de haut niveau, organisée après une première édition tenue à Bruxelles en mars 2024, réunit chefs d’État et de gouvernement, responsables d’organisations internationales, institutions financières, industriels et experts afin d’échanger sur le rôle du nucléaire civil face aux défis énergétiques et climatiques mondiaux.

Outre M. Akhannouch, la délégation marocaine à ce sommet comprend notamment, le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, le Directeur général de l’Agence marocaine de Sûreté et de Sécurité Nucléaires et Radiologiques (AMSSNuR), Saïd Mouline, le Directeur général du Centre national de l’Energie, des Sciences et de Techniques nucléaires (CNESTEN), Hamid Marah et l’ambassadeure de Sa Majesté le Roi à Paris, Samira Sitail.

MAP

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