Le marché du travail aux Etats-Unis a enregistré une évolution modérée en février, les employeurs ayant supprimé 92.000 emplois, tandis que le taux de chômage a légèrement progressé pour atteindre 4,4 %, selon le ministère américain du Travail.
Les pertes d’emplois ont concerné plusieurs grands secteurs d’activité, dont celui de la santé, habituellement moteur de la création d’emplois aux États-Unis, a précisé le ministère dans un rapport, expliquant que ce secteur a enregistré un recul de 19.000 postes en février, en partie en raison d’une grève d'infirmiers en Californie.
Par ailleurs, les révisions des données relatives aux mois précédents indiquent une évolution plus modérée de l’emploi. Les statistiques pour décembre font état de la suppression de 17.000 postes, tandis que les chiffres de janvier ont été légèrement révisés à la baisse.
Sur l’ensemble des trois derniers mois, la croissance nette de l’emploi apparaît ainsi globalement limitée. Selon des économistes, ces données reflètent un ralentissement du rythme de création d’emplois.
Néanmoins, certains indicateurs demeurent relativement solides. La croissance des salaires s’est maintenue à 3,8 % en glissement annuel. Les gains horaires moyens ont légèrement ralenti mais restent globalement stables, ce qui suggère que le marché du travail continue de bénéficier d’un certain équilibre entre l’offre et la demande de main-d’œuvre.
Le taux de participation au marché du travail a, quant à lui, légèrement reculé en février, la proportion de personnes en âge de travailler occupant un emploi ou en recherchant un s’établissant à 83,9 %.
Depuis plusieurs mois, les entreprises semblent adopter une approche prudente en matière de recrutement. Les offres d’emploi recensées en décembre, dernier mois pour lequel des données sont disponibles, ont atteint leur niveau le plus bas depuis septembre 2020.
Dans le même temps, les demandes initiales d’allocations chômage demeurent relativement faibles, indiquant l’absence de vagues significatives de licenciements.
Les analystes relèvent également que la politique migratoire restrictive de l’administration américaine actuelle pourrait avoir contribué à ralentir la progression de l’offre de main-d’œuvre.
Dans ce contexte, il reste difficile de déterminer dans quelle mesure le ralentissement de la croissance de l’emploi reflète une évolution de la demande de travail, une diminution du nombre de candidats disponibles ou une combinaison de ces facteurs.
MAP
Laissez un commentaire
Conditions de publication : Les commentaires ne doivent pas être à caractère diffamatoire ou dénigrant à l'égard de l'auteur, des personnes, des sacralités, des religions ou de Dieu. Ils ne doivent pas non plus comporter des insultes ou des propos incitant à la haine et à la discrimination.