La connaissance des réalités du système d’éducation et de formation, levier incontournable pour son développement (Mme Bourqia)

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La connaissance des réalités du système d’éducation et de formation, levier incontournable pour son développement (Mme Bourqia)

La connaissance des réalités du système d’éducation et de formation constitue un apport continu au processus de son développement et contribue à en faire l’un des fondements essentiels de la promotion de la société et du développement durable du Maroc, a affirmé, mercredi à Rabat, la présidente du Conseil supérieur de l’Education, de la Formation et de la Recherche scientifique, Rahma Bourqia.

Intervenant à l’occasion de l’ouverture de la 11e session du 2e mandat de l’Assemblée générale du Conseil, Mme Bourqia a indiqué que le Conseil veille constamment, à travers ses évaluations, ses analyses, ses avis et ses rapports, à porter un regard objectif sur les réalités de l’éducation au Maroc en mettant en évidence l’état d’avancement du processus de réforme et les acquis enregistrés par les différentes composantes du système d’éducation, de formation et de recherche scientifique, et en identifiant les obstacles qui requièrent une mobilisation renforcée afin d’y apporter les réponses appropriées.

Cette démarche méthodologique a fait preuve de sa pertinence et de son efficience, ce qui nous engage à poursuivre les actions dans cette même voie, a-t-elle soutenu, notant que la réflexion sur l’éducation et la formation ne saurait ignorer, dans le cadre des travaux du Conseil, les aspirations et attentes des familles marocaines, qui placent de grands espoirs dans l’école pour éduquer, former et instruire leurs enfants et leur offrir les meilleures perspectives d’insertion dans la vie active et professionnelle.

Et d’ajouter que “tout investissement dans le secteur de l’enseignement et de la formation, tous types confondus, y compris la formation professionnelle, est un pari sur la génération qui mènera le pays vers l’avenir”, ce qui incite les différentes composantes du Conseil à s’acquitter de leurs missions avec engagement et crédibilité, lesquels se reflètent dans leurs productions et évaluations objectives.

Dans le même sillage, Mme Bourqia a relevé que le temps des réformes exige un souffle soutenu et novateur, une mobilisation tous azimuts et une continuité dans la mise en œuvre des projets, sans ruptures qui pourraient compromettre le processus du changement, outre l’implication de l’ensemble des acteurs du système d’éducation et de formation. L’objectif étant, a-t-elle poursuivi, de réaliser le saut qualitatif nécessaire à cette étape, celui de franchir les obstacles qui entravent la transition du processus de réforme vers une dynamique effective de transformation.

“Notre Conseil ne peut, à cet égard, jouer un rôle effectif et efficient dans le champ éducatif sans un véritable investissement dans la formation institutionnelle, dans l’optimisation des performances de ses instances et dans le renforcement des capacités des cadres accompagnant l’action des commissions du Conseil”, a-t-elle soutenu.

Elle a également rappelé que le domaine de l’éducation et de la formation est entré dans une nouvelle ère marquée par le recours à l’intelligence artificielle et l’usage intensif et de plus en plus généralisé des outils de communication numérique par les jeunes, estimant qu’il s’agit d’”une nouvelle donne qu’il faudrait prendre en compte dans l’élaboration de tout programme relatif aux processus d’éducation et de formation”.

Les systèmes éducatifs sont désormais dans l’obligation d’accorder à ces nouveaux phénomènes sociaux un intérêt particulier, d’autant plus que leurs modes d’utilisation sont en train de concurrencer, voire parfois, de remplacer l’action pédagogique, a relevé Mme Bourqia.

Par ailleurs, elle a fait observer que le Conseil a élaboré un plan d’action pour la seconde moitié du mandat actuel, lequel a été soumis à l’attention du Bureau du Conseil, outre la finalisation par les commissions de l’ensemble des rapports programmés au cours du premier mi-mandat.

Ce plan d’action se décline en trois axes principaux, le premier concerne les contributions attendues du Conseil en matière de débat public sur l’éducation, la formation et la recherche scientifique, tant au niveau national que régional, alors que le deuxième se rapporte à l’évaluation globale, a-t-elle expliqué.

Et de préciser que le Conseil s’attellera, dès le début de l’année en cours, à finaliser l’évaluation globale de la décennie de réforme (2015-2025), à l’instar de celle qu’il a effectué en 2014, lorsque le Conseil a publié un rapport d’évaluation relatif à la décennie de la mise en œuvre de la Charte nationale d’éducation et de formation.

S’agissant du troisième axe, a-t-elle enchainé, il est consacré aux travaux des commissions du Conseil axés sur les questions structurelles du système de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique, qui demeurent sujets à la réforme et entravent l’arrimage du système éducatif aux standards des pays avancés.

Ces travaux visent à faire en sorte que les avis et rapports du Conseil apportent une valeur ajoutée réelle aux politiques éducatives, suscitent l’intérêt des responsables des secteurs concernés et traduisent l’engagement constant du Conseil à assumer pleinement les missions que la Constitution et la loi lui ont confiées, a-t-elle fait assuré.

L’ordre du jour de cette 11e session du 2e mandat de l’Assemblée générale du Conseil, qui se poursuit jusqu’à jeudi, est consacré à la présentation de deux exposés. Le premier, présenté par le ministre de l’Education nationale, du Préscolaire et des Sports, porte sur la rentrée scolaire et les principales nouveautés du secteur, tandis que le second présenté par le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, est axé sur la rentrée universitaire et les évolutions récentes du secteur.

Cette session est également marquée par l’examen et l’adoption de deux projets de rapports, élaborés par la Commission permanente chargée de l’éducation et de la formation pour tous et de l’accessibilité, abordant “La discrimination positive dans l’enseignement scolaire en tant que levier central de réduction des inégalités sociales et territoriales” et “le référentiel de qualité”.

Les membres de l’Assemblée générale procéderont à l’examen et à l’adoption du rapport annuel relatif au bilan et aux perspectives de l’action du Conseil au titre de l’année 2024, ainsi qu’à l’examen et à l’adoption du projet de programme de travail du Conseil pour l’année 2026, de l’exécution du budget du Conseil au titre de l’année 2025, ainsi que du projet de budget du Conseil pour l’exercice financier 2026.

MAP


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