L’Association marocaine d’addictologie (AMA) organise, les 31 octobre et 1er novembre à Tanger, son 8è Congrès national, sous le thème “Addictions et société : défis émergents et solutions collectives”.
Cet événement, tenu en présence d’un parterre d’experts et de spécialistes marocains et étrangers issus du milieu médical, universitaire et associatif, vise à examiner les nouvelles formes d’addiction observées et à analyser leurs déterminants sociaux, culturels et comportementaux.
Il ambitionne également de débattre des réponses collectives à mettre en œuvre, tant sur le plan de la prévention que de la prise en charge et de la recherche, en impliquant l’ensemble des acteurs concernés: professionnels de santé, associations, institutions publiques et chercheurs.
Selon le président de l’AMA, Pr Adil El Ammouri, le Congrès traite de la problématique complexe de l’addiction, une maladie multifactorielle intégrant des dimensions biologiques, psychologiques et sociales.
“L’objectif de cette rencontre est de créer un espace d’échange et de partage d’expériences et d’expertises dans le domaine de l’addiction”, a-t-il souligné, notant que le congrès réunit des professionnels de divers horizons (psychiatres, psychologues, travailleurs sociaux ..), afin de favoriser la réflexion collective et le dialogue autour des pratiques et stratégies efficaces.
Face à une maladie multifactorielle comme l’addiction, une intervention isolée ne suffit pas toujours à obtenir des résultats positifs, a-t-il relevé, faisant savoir que l’ambition est d’élaborer une vision commune permettant de coordonner et d’unifier les efforts face à ce phénomène complexe.
Pr El Ammouri a ajouté que cette édition du Congrès s’inscrit donc dans la continuité des efforts visant à renforcer la coordination entre les acteurs du secteur et à adapter les dispositifs de prévention et de traitement aux mutations sociales, culturelles et numériques actuelles.
Le programme du congrès comporte des séances plénières, ateliers et communications libres, abordant notamment la stratégie nationale de prise en charge des troubles addictifs, les innovations thérapeutiques, la régulation des émotions en addictologie, les addictions comportementales liées aux écrans et aux réseaux sociaux, et les enjeux du bien-être à l’ère de la transformation digitale.
Des communications libres ont, par ailleurs, porté sur la dépendance aux jeux vidéo, les effets du cannabis sur les troubles psychotiques, ainsi que la prévalence des comportements addictifs chez les étudiants en médecine.
D’autres échanges prévus samedi porteront notamment sur les aspects sociaux et anthropologiques de l’addiction, notamment le stigma lié à l’usage de drogues, la construction identitaire des usagers, et le rôle de la famille dans la prévention, ainsi que la problématique de la polyconsommation.
Cette édition du congrès permet ainsi d’ouvrir le débat sur les défis émergents liés aux addictions et de renforcer la coordination entre les acteurs pour une prise en charge plus efficace et adaptée aux nouvelles réalités.
MAP
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