A la tête de la Conférence du désarmement des Nations Unies (CD), le Maroc place sa présidence sous le signe du dialogue et de la relance des travaux de cette instance multilatérale pour faire face aux tensions mondiales croissantes, a affirmé l’ambassadeur représentant permanent du Royaume auprès de l’ONU-Genève, Omar Zniber.
La tenue sur trois jours du segment de haut niveau de la CD, marqué dès ce lundi par les interventions du Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, et de nombreux ministres des Affaires étrangères et responsables en charge des questions de sécurité issus de différentes régions du monde, illustre l’importance stratégique de cette instance multilatérale, a souligné M. Zniber dans une déclaration à la presse.
Dans un contexte international “très perturbé”, dominé par de fortes tensions géopolitiques, la question du désarmement demeure, selon lui, une préoccupation majeure pour la communauté internationale.
Face aux difficultés et à la léthargie qui affectent depuis plusieurs années la capacité productive et normative de la Conférence, le Maroc entend, dans le cadre de sa présidence, organiser les débats de manière inclusive, favoriser l’écoute entre les États membres et promouvoir des initiatives susceptibles de rendre les discussions plus fructueuses.
“Malgré les obstacles, le Maroc est là”, a encore assuré le président de la CD, exprimant sa “grande confiance” dans la capacité de la Conférence à retrouver une dynamique de travail sous l’impulsion d’une présidence marocaine engagée à revitaliser le processus multilatéral de désarmement.
Dans son intervention, le secrétaire général des Nations Unies a lancé un appel pressant pour restaurer la confiance internationale face à la montée des tensions et des dépenses militaires record.
M. Guterres a notamment rappelé que le contrôle des armements nucléaires “a prouvé sa valeur”, soulignant qu’il a “évité une catastrophe” et “considérablement réduit les arsenaux”.
Plutôt dans la journée, les travaux du segment de haut niveau ont été marqués par une intervention du ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, prononcée en son nom par M. Zniber.
Dans son intervention, le ministre a plaidé pour un engagement renouvelé en faveur du multilatéralisme et du désarmement, dans un contexte international marqué par l’intensification des tensions, la persistance des conflits armés et une érosion préoccupante de la confiance entre les acteurs internationaux.
M. Bourita a également réaffirmé que le désarmement nucléaire demeure une exigence politique et morale incontournable, appelant à une mise en œuvre pleine et effective du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP), pilier du régime international de non-prolifération.
A noter que le Maroc, en la personne de M. Zniber, assume, jusqu’au 13 mars 2026 à Genève, la présidence de la Conférence du Désarmement, unique organe multilatéral des Nations Unies chargé de la négociation des traités relatifs au désarmement.
Cette présidence consacre la place du Maroc en tant qu’acteur engagé et crédible au service du multilatéralisme, du dialogue et de la sécurité collective. Elle reflète la constance de son engagement en faveur d’un monde fondé sur le droit, la coopération et la recherche de solutions concertées face aux défis communs.
MAP