Une conférence internationale s’articulant autour de la valorisation du discours religieux et médiatique et son impact sur la protection et la promotion des droits des femmes dans les États membres de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) s’est ouverte, dimanche au Caire, avec la participation de nombreuses personnalités et des représentants de haut niveau des pays membres de l’OCI, dont le Maroc.
Cette conférence de deux jours, à laquelle prend part la ministre de la Solidarité, de l’insertion sociale et de la Famille, Naima Benyahia, s’inscrit dans le cadre des efforts collectifs visant à promouvoir la place des femmes, à défendre leurs droits et à concevoir un discours religieux et médiatique responsable, contribuant ainsi au développement durable et à la stabilité sociale dans les États membres de l’OCI.
La rencontre vise à mettre en lumière le rôle d’un discours religieux et médiatique sage et modéré pour corriger les idées reçues, ancrer une culture du respect des droits des femmes et soutenir leur participation active dans divers domaines.
Ouvrant les travaux de la Conférence, le Premier ministre égyptien, Mostafa Madbouly, a souligné que l’autonomisation des femmes n’est plus seulement une question sociale ou un dossier revendicatif, expliquant qu’elle est devenue, expériences internationales et études économiques à l’appui, un catalyseur de développement économique et durable, un gage de stabilité sociale et un facteur clé de compétitivité nationale.
Les expériences de développement ont prouvé que les politiques seules sont insuffisantes et que la législation requiert un environnement culturel et social favorable, a-t-il expliqué, ajoutant que le renouvellement du discours religieux et médiatique est un pilier fondamental pour construire une conscience sociale équitable qui valorise le travail et le savoir et met en relief la place des femmes en tant que partenaires à part entière dans le processus du développement, en dépassant les stéréotypes.
« Nous considérons les institutions religieuses et médiatiques comme des partenaires essentiels dans le processus de changement, car l’évolution des mentalités est un préalable à l’évolution des lois et leur mise en œuvre adéquate au niveau des sociétés”, a-t-il affirmé.
Pour sa part, Ahmed Al-Tayeb, Cheikh d’Al-Azhar Al-Sharif a indiqué que la conférence, organisée par Al-Azhar en coopération avec le Conseil national des femmes et l’Organisation pour le développement des femmes, vise à examiner les problématiques auxquelles font face les femmes musulmanes et à évaluer leur situation sur les plans humain et culturel à l’ère actuelle.
Les droits des femmes sont au cœur d’enjeux de longue date depuis l’avènement de l’islam, qui s’est donné pour mission de défendre la dignité des femmes, en insistant sur l’obligation de les traiter avec bienveillance et respect et de s’abstenir de toute forme de violence.
La conférence aborde plusieurs thèmes clés, notamment « Le rôle du discours religieux et médiatique dans la sensibilisation des communautés aux droits des femmes et la lutte contre l’extrémisme intellectuel et religieux », “l’autonomisation économique des femmes et des filles”, “la protection des femmes contre toutes les formes de violence et la promotion de la participation politique et du leadership des femmes”.
Au menu de la conférence, figurent plusieurs sessions s’articulant autour du rôle du discours religieux et médiatique dans la sensibilisation et la correction des idées reçues, le rôle des femmes dans la lutte contre l’extrémisme religieux et intellectuel, le rôle des médias, de la culture et des arts dans la construction d’une conscience sociale qui cerne positivement les rôles des femmes.
MAP