Le quotidien britannique The Times a consacré, jeudi, un portrait à l’international marocain Achraf Hakimi, le présentant comme une figure emblématique illustrant la progression spectaculaire du football marocain. Le parcours d’Hakimi constitue un prototype presque parfait de la formation moderne du football d’élite, souligne le journal, rappelant les étapes de sa carrière et les trophées remportés en Espagne, en Allemagne, en Italie et en France. Après avoir conquis le football de clubs en Espagne, en Allemagne et en Italie, ses quatre ans et demi au Paris Saint-Germain ont hissé Hakimi non seulement au rang d’arrière droit le plus admiré au monde, mais également à celui de référence démontrant à quel point ce poste peut être déterminant lorsqu’il est occupé par un joueur doté d’une vision du jeu, d’une endurance et d’un athlétisme lui permettant d’évoluer tour à tour comme ailier, milieu axial ou avant-centre de soutien, tout en maîtrisant l’espace défensif dans son dos, relève le grand tirage londonien. Évoquant le rôle d’Hakimi au sein de la sélection nationale lors de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN-2025), organisée au Maroc, The Times souligne que le meilleur joueur d’Afrique s’est illustré malgré un récent retour de blessure. S’il maintient le niveau affiché lors des précédents tours à élimination directe, le Maroc pourra compter sur Hakimi pour faire la différence et remporter cette Coupe d’Afrique pour la deuxième fois depuis 1976, estime le journal. La publication met également en exergue la qualité des infrastructures sportives mises en place au Maroc, notant que les stades, conçus dans la perspective de la Coupe du monde 2030 que le Royaume coorganisera avec l’Espagne et le Portugal, ont conféré à cette CAN-2025 une ampleur et un prestige particuliers. « Quand on observe les installations des académies des grands clubs de Casablanca et de Rabat, on constate qu’il n’y a presque rien qu’on ne retrouve pas dans les meilleurs clubs européens — et cela est particulièrement vrai pour l’Académie nationale Mohammed VI de Salé », souligne l’ancien international marocain Mohammed Réda Mokhtari, aujourd’hui entraîneur du Chabab Larache. Plusieurs cadres de l’actuelle équipe nationale, dont Youssef En-Nesyri et Nayef Aguerd, sont issus de cette académie, rappelle le journal, relevant que ces joueurs ont atteint les sommets du football professionnel mondial. The Times n’a pas manqué non plus de mettre en lumière les joueurs issus de la diaspora marocaine, qui constituent l’ossature de l’équipe dirigée par Walid Regragui. Le quotidien cite notamment Brahim Díaz, meilleur buteur de cette CAN, Noussair Mazraoui, de Manchester United, ainsi que le milieu de terrain de l’AS Roma, Neil El Aynaoui. Mokhtari, 48 ans, reconnaît qu’un changement profond s’est opéré depuis son époque de joueur. « Nous avions de bonnes équipes, mais les conditions dont bénéficient aujourd’hui les joueurs sont incomparables », affirme-t-il, ajoutant : « Le niveau d’encadrement et les infrastructures mises en place dans les meilleures académies du Maroc feront que les jeunes joueurs d’ici n’auront bientôt plus rien à envier à l’Europe. » « Il est évident que le football traverse aujourd’hui un véritable âge d’or au Maroc », note The Times, rappelant les récentes performances footballistiques du Maroc. La demi-finale historique de la Coupe du monde 2022, un titre inédit à la Coupe du monde des U-20 en octobre dernier, une médaille de bronze au tournoi olympique de Paris, ainsi que deux médailles d’argent consécutives lors des deux dernières CAN féminines, constituent autant de jalons attestant de la trajectoire ascendante du football marocain, résolument tourné vers l’avenir.
MAP